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Histoire : Retrouvailles


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Écrite par Kyanu le 10 août 2006 (15079 mots)

Dernière édition le 07 octobre 2006

RETROUVAILLES (1e partie)
Laetitia
Ma longue histoire commence par un lundi matin, en cours de science. Ulrich Odd et Jérémy notaient la leçon dans leurs cahiers de cours. Dès qu’il eut fini, Odd se pencha sur son sac pour nettoyer un peu. Cela faisait des jours qu’il n’arrêtait pas de recevoir des critiques de pratiquement tout le monde. Quelques feuilles froissées tapissaient le fond parmi les miettes de gâteaux qu’il gardait après le repas de midi, les cahiers, les livres, les classeurs étaient complètement mélangés et il était difficile de retrouver les matières correspondantes. Bref, avec tous ça plus le jus d’orange renversé à cause d’une bouteille mal fermée, le rechange de la dernière séance de natation en vrac et le short déchiré depuis le cours de gym du jeudi dernier, c’était le « souk ». Pendant ce temps, Jérémy se balançait sur sa chaise en réfléchissant au programme de matérialisation d’Aelita qu’il avait perdu hier, et Ulrich tripotait distraitement son stylo. Voila 10 minutes que le cours avait commencé, Mme Hertz n’avait pas dit un seul mot et regardait régulièrement sa montre comme si elle attendait quelqu’un. Soudain, la porte s’ouvrit d’un coup sec. Tous les élèves levèrent la tête de leur cahier. Une jeune fille apparue dans l’entrée. De longs cheveux noirs lui retombaient sur les épaules et ses yeux vert foncés étaient joliment et légèrement bridés. On aurait dit un mélange Japonais - Italien - Polynésien (plutôt « canon »). Elle était habillée d’un pantalon en velours bleu ciel, un T-shirt moulant en lycras blanc et une paire de basket bleu et blanche « du tonnerre », jugea Odd. Elle avança d’un pas précipité vers Mme Hertz.
-Excusez-moi pour le retard, Dit-elle avec un léger accent italien. J’ai dû accompagner mon frère à l’école, ma mère commençait plus tôt, aujourd’hui.
-Va t’asseoir, Fit Mme Hertz. Tu es pardonnée.
-Merci, madame.
Elle remis la bretelle de son sac sur son épaule et avança dans les rangs. Après un moment d’hésitation, elle s’assis à côté de Jérémy et sortis ses affaires. Odd se décida enfin à sortir sa main de son sac, car Mme Hertz écrivait la suite de la leçon.
-Bien, Dit-elle en reposant la craie. Je vous présente Laetitia Coluzzi. Elle vient de d’Espagne. Et, Laetitia, pour une première entrée, ce n’est pas spectaculaire.
Quelques élèves, dont Laetitia, se mirent à rire.
« Mmm... Pensa Odd. Laetitia... Espagne? Tiens, ça me rappelle une vieille histoire. Et si c’était... »
Il n’eut pas le temps de réfléchir plus longtemps. La cloche venait de sonner et les collégiens se hâtaient de sortir. Dans la cour, les garçons retrouvèrent Yumi.
-Salut, Fit-elle à leur arrivée. Il paraît qu’il y a une nouvelle dans votre classe.
-Ouais, Répondit Jérémy. XANA est calme, en ce moment. Trop calme. Je me demande...
Il n’eut pas le temps de finir sa phrase. Sissi arrivait avec sa démarche habituelle de starlette qui venait d’avoir son diplôme pour brailler dans les micros. Elle s’arrêta devant Ulrich, lui fit un clin d’œil et cilla d’un air prétentieux.
-Dis, Ulrich, Susurra-t-elle, t’as vu la nouvelle ? Elle débarque comme ça et elle s’y croit déjà ! Non, mais je rêve !
-Hein ? Fit Ulrich. C’est à moi que tu parlais ?
-Dis, on pourrait se voir, après les cours... Qu’en penses-tu ?
-Je pense que ce serait génial... comme mauvaise idée.
Tandis que Sissi fulminait devant les rires d’Ulrich et de ses amis, une voix enjouée surgit derrière elle :
-Dis donc, Sissou, faut faire un peu attention. Un peu plus et on te confondrais avec un volcans en éruption. Remarque, y a jamais beaucoup de différence, si t’es toujours aussi susceptible...
La « Sissou » se retourna. C’était la nouvelle qui la regardait en souriant.
-Dis-moi, Continua cette dernière, t’as mis quoi comme mascara, ce matin ? Parce que le noir te va mieux que le bleu, aujourd’hui, y’a qu’à regarder ta tête ! Ah, oui, et ça m’étonne que tu sois pas arrivée en retard, ce matin, malgré le temps que tu as mit pour te brosser les cheveux. Ma pauvre tu as dû te lever très tôt et cacher tes cernes avec du fond de teint. Avec toi, il faut toujours parler maquillage. Evidement, ça rentre tout juste dans ta petite cervelle. Tu sais, faut pas te vexer, je suis sincère.
Sissi resta sans voix. Elle avait parlé tellement vite que même les quatre amis restèrent bouche bée. Puis, le visage de Sissi se durcit.
-Eh! La nouvelle, on t’a pas sonné, nous ! S’écria-t-elle.
-Tu vas m’appeler « la nouvelle » encore longtemps ? S’énerva Laetitia. Eh ! Oh ! Je te signale que la nouvelle, elle a un nom! Tu n’as pas encore pigé ça? Si tu veux, je vais te le faire avaler, moi ! Et ça ne va pas être en douceur !
Sissi s’éloigna sous le regard de tigresse enragé de Laeticia qui reprit le sourire deux secondes plus tard.
-Salut, Fit Odd.
-Salut, Répondit Laetitia. Attends, ne dis rien... Odd, c’est ça ?
-Ouais.
-Tu te souviens de moi ? Tu sais, quand on a regardé « Le journal intime d’un vampire » au ciné, tu devrais t’en souvenir, t’aurais vu ta tête après le film !
-Si, ça me dit quelque chose.
Ils se dévisagèrent longuement. Ulrich les regarda l’un après l’autre.
-Aparement, ils se connaîssent, Fit-il.
-J’pensais pas que t’aurais autant changé ! Repris Laetitia. Pas mal, ta coiffure...
Le coin de son sourire semblait moqueur, mais ses yeux brillaient.
-Toi aussi, t’as vachement changé ! Remarqua Odd.
Il se souvint de la petite brune de neuf ans avec ses grands yeux verts et son petit rire aigu. Aujourd’hui, c’était une jeune fille presque adulte qui se tenait devant lui, les points sur les hanches et le regard assureur.
DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING!
-Déjà? S’étonna Yumi. Bon, j’y vais, les gars. A tout à l’heure !
A cinq heures, Odd décida de raccompagner Laetitia chez elle. La jeune fille était très bavarde:
-Ouah! Je n’arrive pas à croire qu’on se retrouve! Ça fait hyper longtemps. Et Kiwi, il va bien ?
-Ouais, il a grandit.
-Super. Mister Ventilo aussi, il a grandit. Maintenant, il fait environ un mètre de long sans la queue.
Mister Ventilo (il s’appelle comme ça parce qu’il fait de l’air quand il remue sa queue) est un chien de traîneau très attachant qui était encore bébé quand Odd et Laetitia s’étaient quittés.
-Et Loana, elle va bien ? Reprit Odd.
-Eh bien... elle est morte la semaine dernière.
Odd eut un choc. Loana était la mère de Mister Ventilo. Et elle était morte... Quel deuil! Odd adorait cette chienne.
-Enfin, bon, j’essaie de ne pas y penser, Fit Laetitia en souriant. On a eu un nouveau chien pour consoler Kevin de sa mort. C’est un petit York qu’on a appelé Clafoutis. Ah oui, j’ai oublié de te dire que mes parents ont divorcé.
-Ah ouais ?
-Ben ouais. Papa est resté en Espagne alors je suis venue avec ma Kevin et Maman qui ne supportait plus de vivre avec mon père. C’est triste. Je me souviens quand ils se sont battus pour la première fois...
-Et Lilian ?
-Lilian ? Je pensais pas que tu t’en souviendrais, t’as bonne mémoire ! Eh bien Lilian, elle est restée avec papa. Enfin, bon, voilà, quoi. A part ça, tu fais des progrès, en guitare?
-Ouais, à fond !
Laetitia se mit à rire.
-Moi aussi. J’ai même animé un festival, en Espagne. En fait, c’est la mère d’un copain à moi qui avait tout organisé, alors quand elle a apprit que je faisait de la guitare, elle demandé si je voulais participer à l’animation. C’était hyper sympa !
De sa main, elle repoussa une mèche rebelle qui lui retombait devant les yeux. Odd se rendit compte qu’il manquait un doigt.
-Comment tu t’es fait ça ? S’écria-t-il.
-Quoi, ça? Oh ! C’est rien. Un accident...
Elle regarda Odd, et voyant que cette explication ne suffisait pas, elle soupira :
-Bon, aller, je vais te dire la vérité. Tu vois, en Espagne, dans mon quartier, y’a un mec qui s’appelle Saïd et un jour, il m’a agressé. Alors bien sûr, je me suis défendue, mais il a sortit un couteau de sa poche, et...
Elle fit une grimace.
-Tu connais la suite, Reprit-elle en souriant. Ça y est, on arrive.
Ils s’arrêtèrent devant une petite villa très chaleureuse.
-La « Palacidelle »? Lut Odd sur la pancarte.
-Oui, c’est le nom de cette vieille baraque. Mais si tu veux mon avis, elle n’a rien d’un palace.
Laetitia tourna les clés dans la serrure, ouvrit la porte et embrassa Odd sur la joue.
-Bon, faudrait peut-être que tu retournes au collège. Sinon, tu vas te faire jeter. J’ais connu ça, en Espagne, et c’est pas très agréable.
A ce moment-là, une pierre se détacha du haut du cadre de la porte.
-’tention ! Cria Odd.
Il attrapa Laetitia par la manche et la tira en arrière. C’était limite, mais elle n’eut aucune égratignure.
-Je m’excuse, mais ça commence vraiment à faire chier ! Grogna la jeune fille. Si ça continue, je vais aller me plaindre ! Nan, mais sérieux, ça fait la quatrième depuis hier!
Elle rejeta nerveusement ses cheveux en arrière.
-Merci, Odd, Ajouta-t-elle en souriant.
Elle leva la tête. Une fenêtre venait de se briser et une chaise en fut éjectée pour s’écraser sur le trottoir.
-Bon... Fit Laetitia. Ça, par contre, c’est arrivé moins de quatre fois... c’est jamais arrivé, d’ailleurs...
Puis elle eut un sourire et hurla :
-Kevin ! Si c’est encore toi, je te signale que le commissariat n’est pas loin !
Pour toute réponse, un téléphone sans fil fut lancé et lui frappa la nuque.
-Eh !
Odd n’eut pas le temps de lui demander si « ça va ? », car il sentit son portable vibrer dans sa poche.
-Allô ? Jeremy ? XANA ? Ouais, ça m’étonne pas. Non, rien, juste une vitre explosée, une chaise volante et téléphone boxeur, à part ça, tout va bien.
Sur ce, il raccrocha, prit Laetitia par la main et l’entraîna jusqu’à l’usine. Quand ils arrivèrent, bien sûr, Jeremy piqua sa crise :
-C’est pas vrai ! Combien de fois il faut te répéter de ne pas venir avec un inconnu ? Ça t’arrive de réfléchir, des fois ?
-On a pas le temps ! Coupa Yumi. Venez, vous deux.
Elle s’adressait à Odd et Ulrich.
-Ne bouge pas d’ici, Souffla Odd à Laetitia.
-Ok, je serais un bon toutou !
La tour fut désactivée (désolée, j’avais la flemme...) et les scénarios repassèrent à une vitesse hallucinante (et Odd semblait se souvenir un peu mieux de Laetitia).

RETROUVAILLES (2e partie)
Le premier plongeon

En passant devant la porte de Jeremy, Odd ralentit. Puis il recommença à marcher, recula de deux pas, et d’un geste hésitant, frappa à la porte.
-Oui ?
-C’est Odd !
-Entre.
Comme d’habitude, Jeremy était devant son ordinateur et pianotait sur son clavier à une vitesse diabolique.
-Jeremy, j’aimerais te demander un truc, Commença Odd.
-Vas-y, Répondit Jeremy en se retournant.
-Ecoute, je sais que tu ne vas pas apprécier tout de suite, mais un membre de plus dans la bande, ça fera une arme de plus pour combattre XANA.
-Ne dis plus rien ! J’ai compris. Tu veux que Laetitia se joigne à nous ?
-Ben ouais.
-Bon, Odd, tu es sûr que bien la connaître ?
-Evidemment ! On a passé neuf ans ensemble !
-Sûr et certain ?
-Oui.
-On va voir ce qu’en pensent les autres.
Il revint sur son écran et Odd sortit en silence. A la sonnerie, les trois garçons entrèrent en classe en compagnie de Laetitia qui blaguait joyeusement. Ils durent subir deux heures de maths avant d’être enfin libres. Ils retrouvèrent Yumi, envoyèrent balader Sissi qui leur tournait autour, puis Jeremy entraîna Ulrich et Yumi dans un coin discret pour leur parler de l’idée de Odd.
-Ce serait pas mal, Approuva Yumi. T’en penses quoi, Ulrich ?
-Je sais pas. Je ne la connais pas, cette fille.
-Odd prétend qu’il la connaît, Coupa Jeremy. Si c’est vrai, alors il n’y a aucun risque.
-Alors, qu’est-ce qu’on fait ?
-On fait un essaie et on verra, Déclara Yumi.
Cette solution fut la bienvenue et Jeremy la dévoila discrètement à Odd qui acquiesça avec enthousiasme. L’attaque ne se fit pas attendre. Elle se révéla juste le lendemain ; une vitre fut brisée au réfectoire. C’était la panique.
-Qu’est-ce qui se passe ? Fit Laetitia en mordant dans un bout de pain sans aucun signe d’inquiétude.
-Pas le temps de t’expliquer, Répondit Odd. Viens.
Les cinq amis coururent jusqu’à l’usine.
-Tiens, j’ne suis pas déjà venue ici ? S’étonna Laetitia lorsqu’ils arrivèrent dans la pièce où se trouvait l’ordinateur.
-Elle a de la mémoire ! Souffla Yumi, admirative. Alors, Jeremy ?
-XANA a activé une tour. Filez à la salle des scanners.
TRANSFER ULRICH
TRANSFER YUMI
TRANSFER ODD
TRANSFER LAETITIA
SCANNER ULRICH
SCANNER YUMI
SCANNER ODD
SCANNER LAETITIA
VIRTUALISATION
Ils atterrirent sur le territoire de la banquise. Laetitia ne savait plus ce qui lui arrivait :
-Eh ! C’est cool, ici ! Enfin bon, on peut me dire ce qui se passe ?
Odd lui raconta brièvement l’histoire, lyoko, XANA, le fonctionnement du monde virtuel, les monstres et leur mission.
-Ah ! Oui ! Fit Laetitia. Bah ! C’est cool !
-Ton kimono aussi, il est cool !
Laetitia regarda ses vêtements. Elle ne portait plus sa jupe Espagnole noire et son débardeur blanc, mais une sorte de kimono avec un haut rouge à manches flottantes et un pantalon orange et large qui retombaient sur une paire de ballerines rouges. Un foulard de la même couleur était attaché à chaque genou, un bandeau orange retenait ses cheveux, une natte rousse pendait joliment dans sa chevelure noire et des crocs pointus dépassaient sur sa lèvre inférieure. Elle ressemblait à une ninja - princesse japonaise (mis à par les crocs, bien entendu).
-Salut ! Lança Aelita en arrivant.
Odd la présenta à Laetitia, puis Jeremy annonça que le comité d’accueil venait d’arriver ; trois cancrelats et deux krabes. Un cancrelat tira sur Laetitia qui s’écria :
-Eh ! Ils sont pas chaleureux, ici !
-S’ils étaient chaleureux, Expliqua Odd en mitraillant les monstres, XANA ne les aurait pas créé !
-Ils sont là pour nous empêcher de désactiver la tour ?
-Tu comprends vite. Au fait, tu n’as pas d’arme.
-Si, Intervint Jeremy. J’ai fait ma recherche. Laetitia, serre ton poing.
Laetitia obéit et une petite boule de feu se forma dans le creux de sa main.
-Oh ! C’est mignon ! Ironisa-t-elle.
Elle lança sa petite bouboule sur un cancrelat qui explosa aussitôt. Soudain, Odd se fit dévirtualiser. Boum, boum, dzing, paf, pouf, etc. puis Laetitia se fit dévirtualiser à son tour. Elle rejoint Odd dans la cour.
-Toujours rien ?
-Non.
Soudain, ils entendirent des bruits de laser. Ils s’avancèrent dans le parc quand une troupe d’araignées géantes en métal surgirent d’un buisson. Odd et Laetitia s’emparèrent chacun d’une branche et les assommèrent une par une. Quand ils eurent terminé, Laetitia demanda :
-C’était quoi ?
-Sais pas, Répondit Odd. Sûrement un monstre créé par XANA.
-Ouais.
Ils se battirent contre plusieurs troupes d’araignées jusqu’à ce qu’Aelita désactive la tour. En se retrouvant dans le réfectoire, Laetitia sourit et attaqua son omelette.

RETROUVAILLES (3e partie)
Saïd

Laetitia se leva, s’habilla et descendit à la cuisine. Sa mère y était déjà. Marie Temaru, une petite brune aux yeux verts moitié japonaise moitié polynésienne, avait un visage dont la finesse exotique la rajeunissait de dix ans. Laetitia a hérité de sa petite taille et de son charme asiatique. Elles se ressemblent, toutes les deux.
- Coucou ! Lança Laetitia en poussant la porte.
- Salut ! Répondit sa mère. Ça s’est bien passé, ton premier et ton deuxième jour à Kadik ?
-Impec. Toi, je t’ais pas vu, pendant ces deux jours. Tu écrivais un article sur le nombre de réverbères allumés de la région, sur le comportement des chauves souris quand une mère néglige ses enfants au point de ne pas leur envoyer un signe de vie pendant plus d’une journée, ou les deux?
-Ne te moque pas de moi. Je faisais un reportage sur le viol dans les boîtes de nuit.
-Ah ! Oui ! Je t’ai vue à « Envoyé Spécial ». Alors, t’as déniché quoi d’intéressant ?
-Des tonnes de témoignages. Je te les montrerais, si tu veux.
-Au fait, je t’ais pas dit ? Y’a Odd au collège Kadik. Tu te souviens de lui ?
-Odd ? Ah ! Oui ! A Marseille ! C’est vrai ! C’est super que vous retombiez dans le même collège.
-Ouais. Bon, j’y vais.
-Tu ne manges pas ?
-Pas faim.
Laetitia prit son sac et sortit de la maison. Arrivée au collège, elle rejoint sa bande, comme en Espagne. Sauf que cette fois, y’avait un truc qui les unissait réellement. Un truc qui les rendait plus forts.
-Salut les gars ! Lança-t-elle. Yumi n’est pas arrivée ?
-Non, Répondit Odd. Tiens ! Voilà Sissou !
-Tu sais, Odd, je me suis déjà demandée si Sissi n’est pas sympa, dans le fond...
-Quoi ?!
-Alors là, pas du tout ! Intervint Jeremy.
-Ben peut-être, Reprit Laetitia, mais je trouve que ce serait marrant de faire l’expérience. Attendez-moi ici.
Odd, médusé, la bouche ouverte, regarda Laetitia se diriger vers Sissi avec un sourire chaleureux. Elle l’aborda gentiment d’un air désolé. Sissi resta d’abord indifférente, puis peu à peu, son attitude devint de plus en plus amicale. Odd se souvint de Manon, une fille bête, frimeuse, égoïste et superficielle qu’il avait connu à Marseille et qui a été la pire ennemie de Odd et Laetitia. Un jour, Laetitia s’était décidée à parler avec elle pour arranger les choses. Depuis, les deux filles étaient devenues des amies inséparables. A la sonnerie, Laetitia revint en souriant : « C’est dans la poche ! ». Pardon, j’allais oublier :
DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING !
Cinq heures. Laetitia rentra chez elle et Odd remonta dans sa chambre. La soirée passa tranquillement. A dix heures du soir, Laetitia eut envie de prendre l’air.
-D’accord, Fit Marie, le nez plongé dans « Géo ». Mais pas plus loin que le collège !
-Ok, maman !
Laetitia prit un sweater et sortit. Elle marcha jusqu’aux collège où elle tomba nez à nez avec un magrébin de dix-huit ans au crâne rasé habillé d’un ensemble Nike, escorté par deux mecs pas plus commodes. Elle le reconnut tout de suite :
-Saïd !
-Tiens ! Atika !
-Qu’est-ce que tu fous là ?
-J’sais pas, je me baladais.
Laetitia regarda son doigt coupé.
-T’as voyagé d’Espagne jusqu’ici ? Pour te balader ?
-Nan, je dors chez ma tante qu’habite pas loin.
-Vas te faire foutre, abruti. J’ai envie d’être seule, ce soir.
-Qu’est-ce t’as dit ?
-Vas te faire foutre !
Le coup était partit. Un coup qui pouvait tuer. Il s’entendit dans toute la rue. Laetitia tomba à genoux, le sang dégoulinant de sa bouche.
Tandis qu’Odd se concentrait sur son devoir de maths, un bruit de coup retentit devant sa fenêtre. Il se leva pour jeter un coup d’œil puis étouffa un cri. Vite, il enfila son sweater, dévala l’escalier sans se faire prendre par Jim et enjamba le portail. C’était bien Laetitia qui gisait sur le trottoir, murmurant avec peine :
-T’es vraiment qu’un salaud.
Le grand magrébin qui se tenait devant elle lui donna une deuxième claque d’une rare violence.
-Je t’ais dit d’aller te faire foutre, connard ! Cria-t-elle.
Cette fois, c’était un coup de pied qui ensanglanta son visage. Laetitia se retrouva allongée sur le goudron tandis que son sang s’étalait par terre. Elle tenta de se relever, mais son agresseur ramassa un bâton pour la frapper dans le dos. Ne pouvant plus se contenir, Odd fonça :
-Eh ! Laisse-la !
Le magrébin leva les yeux et demanda :
-Qu’est-ce tu veux, toi ?
-Odd ! Articula Laetitia avec peine. T’es malade ! Dégage ! Vite !
-Ta gueule, toi ! S’écria Saïd.
-Saïd, tu m’as peut-être coupé un doigt, mais c’est pas pour ça que je vais te laisser faire !
-C’est Saïd ? Demanda Odd.
-Ouais. Et je te conseille de dégager, ok ? Moi, je me démerde !
-Tu veux rire ?
Laetitia se leva péniblement et défia Odd du regard :
-Non !
Elle essaya de courir, l’attrapa par la manche et l’entraîna dans une décapotable rouge où il y avait encore les clés.
-Eh ! S’écria Odd.
-Discute pas !
Odd attacha sa ceinture et s’aperçu que Laetitia ne l’avait pas fait. Il voulu la prévenir mais elle démarra et zigzagua à travers les rues.
-Ouahouuuuuuuuu ! Hurla-t-elle, le sourire aux lèvres.
-’tentiooooooooooooooon !!!
Le coup fatal. Ils heurtèrent une poubelle. Laetitia freina, mais ils étaient déjà rentrés dans le grillage du parc. Odd failli s’étrangler avec sa ceinture et Laetitia passa par-dessus le pare-brise pour atterrir quelques mètres plus loin. Encore secoué, Odd sortit de la voiture pour aller voir Laetitia ; elle avait perdu connaissance. Il fouilla dans les poches de son amie pour trouver son portable et ouvrit le répertoire : « Alice... A.Maison... A.Maman... voilà ».
Bip-bip !
Marie prit son téléphone. Quand elle vit sur l’écran : « Titia appelle », elle s’inquiéta.
-Allô ?
-Marie ? C’est Odd. Il y a eu un accident. Venez vite au parc !
Clic !
- Kevin ! Cria Marie. Reste là ! Ce ne sera pas long !
Elle sortit, prit la voiture et roula jusqu’au parc. Une fois arrivée, elle vit sa fille allongée sur le sol. A côté, Odd essayait d’éloigner les curieux en pyjama réveillés par le bruit de l’accident. Il raconta brièvement les fais à Marie qui s’écria :
-Saïd ! Oh, non ! Je n’aurais jamais dû la laisser sortir !
-J’ai appelé les urgences ! Annonça un homme.
L’ambulance arriva quelques minutes plus tard. Odd rentra au collège et Marie, à mi-sanglot, reprit sa voiture pour trouver son fils dans la « Palacidelle ». Le lendemain, elle se rendit à l’hôpital pour prendre des nouvelles.
-Plaies au visage, poignet droit cassé, colonne vertébrale abîmée et peau décollée sur le ventre. Elle sera sur pieds dans trois jours, mais elle devra porter un plâtre au poignet et un corset. Elle a eu beaucoup de chance, Madame. Votre fille est très résistante.
-C’est-à-dire qu’elle a l’habitude !
-Dites-moi, est-elle toujours aussi casse-cou et... comment dirai-je... imprudente ?
-Il me semble, pourquoi ça ?
-Parce que démarrer une voiture à treize ans dans la précipitation, ce n’est pas très prudent.
-Je sais, oui, mais son ami m’a expliqué qu’elle voulait fuir un agresseur.
-Alors il y a un témoin ?
-Euh... oui. Il était aussi dans cette fameuse voiture, mais il semblerait qu’il avait attaché sa ceinture alors que Laetitia avait quelque peu oublié la sienne.
-Puis-je me permettre de dire que votre fille est un phénomène ?
-En effet, c’était un accident peu courant.
-Peu courant, en effet, oui. Je vois ça rarement chez des adolescents de cet âge-là. Laetitia est une jeune fille très audacieuse. Mais pour l’instant, elle est encore un petit peu chao. Vous pourrez lui rendre visite dès demain.
-Merci, Docteur. Au revoir.
-Tout le plaisir est pour moi.
Le lendemain, précisément, Marie vint lui rendre visite quelques minutes :
-Je suis pressée. J’ai suspendu mon travail mais je n’ai droit qu’à une demi-heure. Comment vas-tu, ma puce ?
-Bien, bien, comme tu le vois.
-Super. Je te gronderais ce soir parce que je n’ai pas le temps, mais il faut quand même que je te dise que c’était une mauvaise idée.
-Ben je sais pas, fuir Saïd, c’est pas très facile.
-Bon, c’est pas grave je dois y aller.
Elle embrassa sa fille et sortit de la chambre. A cinq heures et quart, Laetitia entendit toquer à la porte.
-Y’a personne ! Répondit-elle.
-Ben on s’en va, alors ! Dit Odd en entrant dans la pièce avec Yumi.
-Coucou, vous deux ! Je ne m’y attendais pas.
-On a fait exprès, Dit Yumi en refermant la porte. Tu vas bien ?
-Ouais, ouais, comme vous le voyez.
Elle avait un plâtre au poignet droit, des sparadraps sur le visage et une atèle dans le dos. Des perfusions la reliaient à des sachets en plastiques remplis de liquides jaunes, rouge ou incolores. Elle était assise sur un lit en pyjama jaune et ses cheveux en bataille étaient attachés avec un élastique blanc qui avait pas mal glissé tandis que quelques mèches emmêlée lui retombaient sur les yeux.
-Et vous ? Ajouta-t-elle.
-Ben... La routine, Répondit Odd.
-Dis, il a quand même fait des dégâts, cet accidents, Remarqua Yumi.
-Mouais... Boh, Saïd y’est aussi pour quelques chose. Le visage, c’est lui, le dos, c’est lui aussi, par contre, le poignet, c’est l’accident. Ah oui, et ça, aussi...
Elle souleva le haut de son pyjama pour montrer son ventre : un grand bout de peau était cousu sur toute la surface, comme un carré de tissu.
-La peau du ventre a été arrachée, expliqua-t-elle. Alors ils m’ont fait une greffe. Au fond, je m’en suis bien sortie.
-Tu reviendras quand ? Voulu savoir Odd.
-Si tout se passe bien, dans deux jours, je pourrai revenir au collège avec un plâtre au poignet et un corset. Faut dire que j’ai eu de la chance.
La visite toucha à sa fin. Deux jours plus tard, Laetitia revint au collège avec, comme prévu, son plâtre et son corset. Et la vie reprit son cours...

RETROUVAILLES (4ème partie)
La multi attaque

Assis sur un banc, Odd et Laetitia attendaient les autres qui étaient encore dans la chambre de Jeremy à faire ils ne savaient pas trop quoi. Ils blaguaient, discutaient et ne s’ennuyaient pas. Au bout d’un moment, Laetitia décida de monter voir ce que faisaient les autres. Odd la suivit.
-Entrez !
-Qu’est-ce que vous faites, là ?
-Rien, Répondit Ulrich.
-On s’ennuie, Ajouta Yumi.
-J’essaie d’installer un programme pour être prévenus des intentions de XANA avant chaque attaques. (Là, vous avez deviné que c’était Jeremy)
-Intéressant, Fit Laetitia. C’est bientôt fini ?
-C’est fini. Voilà ! Maintenant, il ne reste plus qu’à le tester. Alors... la prochaine attaque aura lieu ce soir à dix heures, et... oh ! Mince ! Alors ça, c’est incroyable !
-Qu’est-ce qui se passe ? Demanda Ulrich enlevant les yeux du livre sur Einstein qu’il avait trouvé et qu’il lisait pour la seule raison qu’il n’avait rien d’autres à faire (ce bouquin l’ennuyait à mourir).
-On... on dirait... une sorte de multi attaque !
-C'est-à-dire ?
-XANA va lancer plusieurs attaques en même temps !
-QUOI ?!
-Heureusement qu’on a été prévenus, Fit Laetitia sans manifester le moindre signe d’inquiétude.
-Ce ne sont que des attaques qu’il a déjà lancé, Rassura Jeremy. Mais faudra bouger...
Il lut la liste à voix haute :
« -L’effondrements des bâtiments
-Les rats
-Les frelons
-Teddygozzila
-Le gaz hilarant
-Le réfectoire électrique
-La gélatine infectée
-Les araignées métalliques »
-Les araignées métalliques, c’est les nouveaux monstres que vous avez rencontrés à la dernière attaque ? Demanda Jeremy à Odd et Laetitia.
-Ben oui.
-Ok. Alors on fait un plan et ce soir, à dix heures, soyez prêt.
Jeremy se connecta avec Aelita et ils discutèrent tous un long moments. Ils réussirent à s’organiser, mais la sueur perlait sur leurs fronts (sauf Laetitia, bien sûr) et s’intensifiait à chaque seconde. L’heure H arriva comme un coup de poing. Laetitia se posta devant le réfectoire, Yumi prit Kiwi avec elle devant l’alarme incendie et les garçons coururent à l’usine. Jeremy virtualisa Odd et Ulrich. De son côté, Kiwi semblait pousser de petits gémissements. Yumi mit sa main tremblante sur l’alarme. Les secondes passèrent et semblèrent des heures. Kiwi se mit soudain à hurler comme un loup. Yumi tira l’alarme, et Laetitia sursauta avant de sortir son téléphone pour appeler Jérémy.
-Première étape terminée, Lui dit-elle. La guerre vient de commencer.
Elle raccrocha juste au moment ou Yumi arrivait à travers la foule qui se précipitait pour sortir du bâtiment. Kiwi la suivait en trottinant.
-On commence par où ? Demanda-t-elle.
-Par l’endroit le plus proche, Répondit Laetitia.
-Ok.
Elles entrèrent dans le réfectoire pour récupérer des extincteurs, les déposèrent devant, et partirent hors du collège. Laetitia entra dans le hall d’entrée d’un immeuble et pris l’extincteur qu’elle y trouva. Une vieille dame qui promenait son chien se mit à lui crier dessus et à la traiter de voleuse.
-Désolée, Fit Laeticia en courant, c’est juste une location !
Elle et Yumi firent le tour des bâtiments les plus proches et revinrent devant le réfectoire sans se faire remarquer, les bras chargés extincteurs. Pendant que Laetitia appelait Jérémy pour lui dire qu’elles avaient terminé, Yumi regardait le reste du collège s’effondrer. Plus tard, Ulrich arriva essoufflé. Laetitia avait pris sa place. Jérémy l’appela pour lui assurer qu’elle était bien là-bas et que les frelons ne l’avaient pas embêté. Puis, elle aida Ulrich qui avait pris des lampes de poches au passage, à porter les extincteurs. Laetitia arriva sur lyoko juste au moment où Odd retombait d’un saut périeux spectaculaire. Il était en train de se battre contre un mégatank et deux crabes. Laetitia se fit toucher, et tira sur un crabe. Puis elle fit exploser le mégatank. Mais à ce moment-là, deux cancrelats et trois frôlions arrivèrent. Odd bondit, tira sur un frôlions et se fit dévirtualiser par un cancrelat. Il se fit aussitôt revirtualisé. Mais il tomba en avant. Laetitia le rattrapa et demanda:
-T’es sûr que tu vas tenir le coup ?
-J’suis obligé, Répondit Odd.
-Tu sais, moi, pour avoir la pêche, j’me pique une bonne crise de rire avec des potes. Mais c’est pas vraiment le moment d’organiser une pyjama party...
Pendant ce temps, au collège, Yumi et Ulrich se battaient contre les rats. Ulrich jeta par terre le troisième extincteur qu’il venait de vider, et la deuxième lampe de poche de Yumi n’avait presque plus de piles. Heureusement, il n’y avait presque plus de rats. Quand le dernier fut repartit, Ulrich appela Jérémy pour lui dire qu’ils avaient fini. Quand il raccrocha, il vit Yumi s’appuyer contre le mur du réfectoire avant de pousser un cri. Elle avait reçu une décharge. Elle s’effondra par terre. Ulrich l’aida à se relever, même si elle avait encore du mal à tenir debout. Laetitia arriva en courrant pendant que Ulrich s’éloignait dans le parc pour revenir sur lyoko. Elle aida Yumi à marcher jusqu’à la cabane du parc. Là, Yumi se sentait un peu mieux. Elles prirent des outils pointus et s’enfoncèrent dans le parc. Au bout de deux minutes, elles entendirent des bruits de métal et de lasers. Laeticia serra son couteau dans sa main. Yumi essuya la sueur sur son front. Soudain, un cancrelat surgit derrière elles et tira sur Laetitia qui l’esquiva avant de se retrouver à plat ventre sur l’herbe humide. Yumi se prépara à faire un saut périeux, mais se rappela qu’elle n’était pas sur lyoko. Alors elle se contenta de tourner autour jusqu’à ce qu’elle put planter un sécateur dans le mile. D’autres bestioles arrivèrent. C’était les araignées géantes. Yumi eu l’air surprise.
-C’est ça, les araignées métalliques ? Demanda-t-elle.
-Ben oui, Fit Laetitia en faisant exploser un à un les monstres en métal. Je les ais appelé les boîtes de conserves. Mais faudra leur trouver un nom plus... approprié à des araignées, surtout si elles ont été créées par XANA.
-Je trouve qu’elles ressemblent assez aux Salticides, Suggéra Yumi en balayant une araignée d’un coup de pelle.
-Tu trouves ? Dit Laetitia en secouant sa jambe sur laquelle une bestiole était accrochée. Moi, je penserais plutôt aux Xisticus.
-Ou plutôt l’Orbitèle.
-Ou... la Tarentule ?
-Tu penses quoi de l’Ulotriques ?
-Sais pas... En tout cas, j’en connais un qui regretterait d’avoir raté cette discution. T’en penses quoi ?
-Je suis d’accord.
Elle continuèrent de se bagarer avec les monstres jusqu’à ce qu’il y en ai plus. Laeticia appela Jérémy pour lui demander de lui envoyer Odd. Yumi la salua et couru à l’usine. Odd arriva peu après, quand Laetitia l’attendait devant le réfectoire.
-Alors ? Fit-il en arrivant.
-Bien, tout marche comme prévu, Répondit Laetitia. Ça avance, sur lyoko ?
-Mmm... Ben... Disons que Ulrich se bat seul avec 20 points de vies contre deux cancrelats trois blocs et trois krabes, à part ça, tout va bien.
-Et c’est sensé être... rassurant?
-A mon avis, non.
-Je me disais...
Soudain, le sol se mit à trembler. Ils entendirent des bruits de pas et des cris effrayés.
-Tiens, Fit Laetitia avec un demi-sourire, c’est notre bon gros nounours qui vient nous dire bonjour !
-Et on va l’accueillir chaleureusement, Dit Odd du même ton.
Ils coururent en direction des pas. Odd aperçu enfin une oreille ronde par-dessus un immeuble.
-Par-là ! Cria-t-il.
Après avoir couru encore, ils se retrouvèrent en face de la grosse peluche vivante. Odd cru un moment que la mission serait trop dure, voire impossible, quand Laetitia eu une idée. Elle demanda à Odd de trouver une grande corde pendant qu’elle faisait diversion. Odd obéit sans trop comprendre son plan. Mais c’était lui que le gros nounours poursuivait. Alors, Laetitia pris un gros caillou et, avec une force incroyable, elle le jeta dans la tête de l’ours avant de lui crier :
-Eh! Oh! Teddy ! Vient par-là ! Tu sais que ce n’est pas bien d’attaquer des innocents ? Méchant nounours !
La peluche tourna la tête vers elle et se mit à marcher dans sa direction.
-C’est bien, mon gros ! L’encourageait Laeticia en reculant. J’en connais un qui va avoir du bon miel à dîner ! Alleeeeer ! Viens voir maman !
Odd la regardait d’un air inquiet tout en enroulant autour de son bras une longue corde qu’il avait trouvée devant un arbre. Puis, il lui fit signe qu’il avait la corde.
-Génial ! Lui cria son amie. Dépêche toi ! Je suis bientôt bloquée !
Elle reculait dans une impasse. Odd couru avec la corde qui frottait le sol derrière lui.
-Bien, Fit Laetitia à son arrivée, maintenant passe-moi un bout, prend l’autre, et fait le tour du nounours.
-Et après ? Demanda Odd.
-Tu verras. Grouille, ça urge !
Odd couru de l’autre côté. Ensuite, quand Laetitia vit qu’il était en place, elle fit un tour complet de façon à ce que la corde entoure les pattes du gros ours.
-C’est bon ! Cria-t-elle à Odd. Maintenant, tire sur la corde !
Ils tirèrent tous les deux. L’ours perdit l’équilibre et tomba... sur Laetitia
-Laetitia ! Hurla Odd.
Il couru vers la tête de l’ours. Laetitia était dessous. Paniqué, Odd essaya de se faufiler sous la nuque, mais son amie n’était pas là. Il l’appela.
-Laetitia !
-Je suis là ! Répondit une voix.
Odd se retourna. Laeticia avait la moitié du corps sous l’épaule de la grosse peluche. Odd accouru et s’accroupi à côté d’elle.
-Ça va ? Demanda-t-il.
- Ben... ça ne se voit pas ? Aïe !
-Attend ! Reste calme ! Heu... Une seconde...
-Pour commencer, tu pourrais m’aider ?
Il l’aida à se dégager et à se relever, mais elle vacilla et tomba à genoux. Ses jambes lui faisaient trop mal. Odd appela Yumi pour lui annoncer la mauvaise nouvelle. Mais Yumi avait éteint son portable parce qu’elle était déjà en salle de chimie. Alors il appela Jérémy.
-Odd ?
-Jérémy, y a un blême. Laetitia s’est fait écrasé par nounours.
-Mince ! Qu’est ce qu’on fait ?
-C’est bon, Fit Laetitia, je peux continuer.
-Elle dit qu’elle peut continuer... Dit Odd à Jérémy. Hein ?... Ben si...
Agacée, Laetitia prit le téléphone.
-Ça va ! Dit-elle à Jérémy. Je me suis rien cassé ! Je suis... Aïe !... En pleine forme !
-T’es sûre ? Fit Jérémy.
-Mais oui ! Faut qu’on se grouille !
-Bon, OK.
Il raccrocha. Odd aida Laetitia à marcher jusqu’à la salle des scanners. Ils rejoignirent Ulrich qui se fit dévirtualiser à leur arrivée. Il y avait deux cancrelats et trois krabes. Laetitia tira sur un krabe, se fit toucher par un autre et évita le coup d’un cancrelat. Puis, Odd bondit et fit exploser un cancrelat. Aelita aperçu la tour. Elle couru dans sa direction, mais se fit toucher deux fois de suite par un krabe.
-Barre-toi ! Hurla Jérémy paniqué. Plus qu’un coup et bye bye !
Aelita se cacha derrière un rocher. Laetitia se mit devant elle pendant que Odd faisait diversion. Mais le cancrelat se dirigea vers les filles et tira sur Laetitia qui tomba sur le côté. Aelita était maintenant sans défense. Le cancrelat se prépara à tirer sur la pauvre humanoïde... tira... Laeticia bondit... essaya de passer devant Aelita à temps... mais quand elle lui toucha l’épaule, le laser n’était plus qu’à un centimètre de Aelita... Jérémy ferma ses yeux remplis de larmes... tout semblait se passer eu ralentis... le laser toucha Aelita... et (affreux suspense, hein ?)... la traversa ! Puis, il explosa sur le rocher derrière elle. Le temps repris son rythme normal. Laetitia et Odd dévisagèrent Aelita d’un air étonné. Aelita, elle, tâtait son ventre sans comprendre. Puis, ils eurent tous un grand sourire, sauf Jérémy qui avait toujours les yeux fermés. Laetitia tira sur le cancrelat et regarda Aelita qui se décida à parler pour rassurer Jérémy.
-C’est bon, Jérémy, Dit-elle. Je vais bien.
-A... Aelita ? Fit Jérémy. Comment...
-Moi non plus je n’en sais rien, Dit Laetitia sans bouger.
Odd rejoint les filles.
-Ça va ? Demanda-t-il à Laetitia.
-Oui, ça va.
Elle examina ses mains.
-Qu’est ce qui c’est passé ? Murmura-t-elle.
-Et bien... Commença Odd. Le laser a... Je veux dire... J’ais cru que le laser... Enfin... J’ais cru le voir passer à travers Aelita...
-Mais c’est impossible, Dit sagement Aelita.
-Peut-être que si, Remarqua Jérémy en pianotant sur son clavier. On a vu que tu n’avais pas de pouvoir, et on a du se tromper.
-Un pouvoir ?
-Je crois que... Oui, c’est ça ! J’ai trouvé !
-Eh ! Doucement !
-C’est ça, ton pouvoir !
-Génial, mais... c’est quoi exactement ?
-Tu peux passer à travers les lasers. Mais qu’une seule fois par plongée sur lyoko.
-Ah, ok !
-Bon, maintenant, il faudrait qu’Aelita désactive la tour avant que d’autres monstres n’arrivent.
-J’y vais, Fit Aelita en s’éloignant.
La tour fut désactivée, et le retour vers le passé sauva la vie de Yumi qui s’étouffait en salle de chimie (les bouteilles d’eau étaient vides...).

RETROUVAILLE (5ème partie)
Jour de grève

Kevin se leva avec amertume. « Ouais, ouais, demain y’a grève, je sais. Mais je m’ennuie, ici ». Il descendit à la cuisine où sa mère préparait le petit déjeuner. Laetitia arriva après lui, souriante.
-Coucou tout l’monde ! Fit-elle. Bien dormit ? C’est super qu’il y’ai grève, demain.
-Ouais, ouais, Grogna Kevin.
-Ben quoi, t’es pas content ?
-Non. Je m’ennuie, ici. Y’a que des filles.
-Ça, on n’y peut rien, Se moqua Marie. Mais si tu t’ennuies, tu n’as qu’à inviter un copain à dormir pendant les vacances.
-Mais les vacances, c’est dans trop longtemps.
-Non, c’est dans deux jours.
-Toutes façons, j’ai qu’un copain et il est au collège.
-Odd, je parie, Fit Laetitia en remuant la cuillère dans son chocolat chaud.
-Eh bien alors ? Dit Marie. Tu n’as qu’à inviter Odd, puisque c’est aussi à ami de Laetitia. Comme ça, y’aura pas de jaloux.
-Je suis jamais jalouse, Maman, Coupa Laetitia.
-C’est une bonne idée, Dit Kevin.
-Alors on fait ça. Je lui transmettrai le message. Bonsoir tout l’monde !
Elle sortit de la maison laissant la moitié de son chocolat chaud dans le bol.
DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING !
Cinq heures. Odd raccompagna Laetitia. Quand ils arrivèrent devant la porte, Laetitia attaqua :
-Odd, tu fais rien demain ?
-Non, pourquoi ?
Voilà. Kevin était super content à l’idée d’accueillir son ancien pote chez lui. Laetitia aida Odd à installer la chambre d’amis qui se trouvait au fond du salon. Une petite chambre très sympa et toujours prête à accueillir de un à quatre invités (y’avait un lit double et un lit superposé). La fenêtre du fond donnait vue sur le jardin - une grande pelouse entourée d’arbres - et celle qui se trouvait au dessus du lit double sur une magnifique barrière de bambou ornée de plantes grimpantes. La tapisserie blanche illuminait la pièce et un placard était creusé dans l’un des murs. Odd posa ses affaires et rejoint les autres dans le salon où régner une bonne ambiance. Pour le dîner, Titi (Lisa, la sœur jumelle de Marie) se joignit à eux. Pas besoin de la présenter, elle est comme sa sœur... Le dîner fut très animé.
-Laetitia ! Fit Marie (Laetitia faisait flamber des bananes aux fourneaux). T’as entendu ce qu’a dit Titi ?
-Hein ? Oui... euh... non... *Aïe* !
-Que se passe-t-il ?
-Je me suis brûlée. C’est rien. Voilà. Place !
Elle déposa les bananes flambées (et qui flambaient encore) sur la table. Puis, après avoir attendu que les flammes s’éteignent, s’assit en déclarant :
-Bon, ben moi, maintenant, je bouffe. Si y’en a pas assez, vous vous démmerdez. (Charmante, comme d’hab’)
Clafoutis sautillait autour d’elle et quand elle laissait tomber sa main dans le vide avec de la nourriture dedans, elle se le faisait piquer par Mister Ventilo.
Mon chien il faisait pareil. Un jour, ma tante avait des chips dans la main, elle a mit sa main sur ses genoux. Alors elle sent que ça glisse et puis on entend « Cric cric cric »... ou « Crac crac crac », j’arrive pas très bien à déterminer le son... à moins que ça fasse les deux en même temps.
Après le dîner, Lisa rentra chez elle et ils s’installèrent tous dans le salon. Laetitia mit un fond de musique bolywoodienne et s’installa sur le tapis avec ses toutous adorés. Elle apprit à Clafoutis à donner la patte et Mister Ventilo lui piqua un petit papier qui était glissé dans sa poche. Il le lâcha à la hauteur de Odd qui lut : « Laetitia, je t’aime. Nicolas ». Laetitia le ramassa.
-C’est rien, Dit-elle, gênée.
Elle le déchira en deux et jeta les deux bouts à Mister Ventilo qui le déchiqueta entièrement. Odd fut prit d’un fou rire.
-Si tu fais allusion à ce bout de papier, ben y’a pas de quoi rire ! Grogna Laetitia en commençant à tresser les cheveux de sa mère.
Odd continua de rire pendant que Kevin essayait de récupérer ce qu’il restait du message. Puis ils se racontèrent des blagues.
-Pourquoi une cone (Laetitia détestait dire « les blondes ») nage-t-elle au milieu de la piscine ? Commença Laetitia. Parce qu’elles sont un peu cones sur les bords.
Kevin éclata de rire. Laetitia reprit :
-Et pourquoi une cone nage-t-elle au fond de la piscine ?
-Je sais pas.
-Bah, parce qu’au fond, elles sont pas si cones.
-Au lit ! Annonça Marie.
-Déjà ?

RETROUVAILLE (6ème partie)
Une super journée

Ce matin, Odd se leva de bonne humeur. Y’avait grèveuh ! Dans la cuisine, il y avait déjà Laetitia qui tirait la langue sur un mot croisé avec un bol de chocolat chaud à côté d’elle.
-Salut, Odd, Fit-elle sans lever la tête.
-Comment t’as su que c’était moi ?
-Sais pas. Le flair, peut-être. T’as bien dormit ?
-Oui et toi ?
-Comme d’hab’, comme d’hab’. Et toi ?
-Euh...
Ils éclatèrent de rire.
-Qu’est-ce qui se passe, ici ? Dit Marie, debout dans le cadre de la porte.
-Nous ? Répondit Laetitia. Oh, rien. Et toi ?
-Ben j’étais en train de passer et je vous ai entendus.
-Qui veut du nutella ? Il en reste un fond.
Kevin les rejoint et ils décidèrent de faire une petite virée à la patinoire. Yumi et Ulrich acceptèrent de se joindre à eux. Ils se retrouvèrent tous à la patinoire : Yumi, Ulrich, Laetitia, Odd et Kevin. Ils choisirent une petite patinoire très sympa et pas très encombrée. Laetitia fut la première à se lancer. Elle tourbillonnait sur la glace comme une vraie pro. Elle montra à Yumi la « discothèque », une sorte de terrain de glace où il y avait des pentes. Pour mieux vous rendre compte, imaginez une boum avec la sono à fond, les lumière et tout, sur des pentes et des circuits de glaces. C’est ça, la « discothèque ». Laetitia descendait les pentes à fond. Elle bougeait tellement qu’elle fut bientôt obligée de se mettre en T-shirt.
-PLAAAAAAAAAACE ! Hurla-t-elle avant de heurter Odd. Oups !
Elle fonçait en marche arrière, soulevant sa casquette à chaque fois qu’elle passait devant une dame d’un certain âge. Tandis qu’elle allait rentrer dans un mur (toujours en marche arrière), Odd cria :
-’tention !
-Hein ?
Elle se retourna, dérapa de justesse, tourbillonna, frôla Odd et freina un peu plus loin en envoyant de la glace sur Kevin.
-Une heure, Annonça-t-elle en consultant sa montre. Si on allait bouffer ?
Une fois installés dans le bar, les cinq amis jetèrent un coup d’œil au menu. Laetitia sortit un bloc note et un crayon de son sac :
-Qu’est-ce que je vous prends ?
-Tu te ballades toujours avec un crayon et un carnet dans ton sac ? Fit Odd, à côté d’elle.
-Oui, on sait jamais. Bon, vous prenez quoi ?
Le serveur vint leur demander leurs commandes. Pour toutes réponses, Laetitia arracha la feuille de son bloc note et la lui donna en disant « Ne gâchez pas de papier ». Le serveur se mit à rire et alla chercher les sandwichs.
-Je fais ça à chaque fois, Confia Laetitia.
PS : Le truc du papier, g pas encore essayé alors pour l’instant, je le déconseille - enfin, bon, si vous voulez faire l’expérience, vous enverrez le témoignage ici !
Après le déjeuner, ils retournèrent sur la piste. Odd souriait. Tout semblait parfais. Au moment où ils décidèrent de rentrer, Kevin se cogna contre une belle blonde de 40 ans accompagnée d’un petit asiatique de trois ans et une petite fille de six ans de la même origine.
-Isa ! S’écria Laetitia. Qu’est-ce que tu fais ici ?
-Et toi ? Répondit Isa.
-Boh rien, je me ballade. Alors Isa, Odd, Yumi, Ulrich. Et elle, c’est Isabelle, ma voisine. Et là, c’est Jade et Matis.
Elle désigna les deux enfants.
-Vous restez ? Demanda Isabelle.
-Non, on allait rentrer, là.
-On fait la route ensemble ?
-Ok !
En rentrant chez elle, Laetitia répondit au téléphone.
-Allô ? Ah ! Papa ! Salut ! Ouais, et toi ? Ok, super. Ah ouais ? Ok. C’est vrai ? Je peux parler à Lilian ? Ben oui, c’est ma petite sœur, quand même ! Ouais, je sais. Oui, bisous.
Il y eut un silence et elle reprit.
-Lilian ? C’est toi ? Comment vas-tu, ma puce ? Super. Oui, moi aussi. Ah ouais, c’est vrai ? Mais c’est génial, ça ! Ouais. Ah bon ? C’est vrai ? Oh... ah oui ? Eh bien je vais en parler à Maman ! Oui, ma chérie ! Oui, moi aussi, je t’aime. Oui, gros bisous ! Aller, au revoir !
Elle raccrocha et alla voir sa mère :
-Maman, faut que tu rappelles papa.
-Pourquoi ça ?
-Parce que Lilian veut venir ici.


RETROUVAILLE (7ème partie)
Lilian

Ce matin-là, Odd fut réveillé par des léchouilles sur le visage. Il ouvrit les yeux et vit... Kiwi ! Derrière, Laetitia, assise au bout du lit, souriait.
-Jeremy s’est levé tôt, Expliqua-t-elle. En passant devant ta chambre, il a remarqué que tu l’avais oublié. Alors il l’a apporté.
-Kiwi ! S’écria Odd. Comment est-ce que j’ais pu t’oublier !
-Il était caché sous le lit depuis avant hier.
Elle était encore en pyjama. C’était un ensemble en velours avec comme motif une peau de tigre. A ses pieds, elle avait une paire de pantoufles assorties. Ses cheveux étaient attachés en queue de cheval par un élastique avec une fleur blanche. Odd regarda sa montre. 6h du matin. Dehors, il faisait encore légèrement sombre. Il fourra son visage dans son oreiller, ce qui fit rire Laetitia. Il se redressa et vit Kevin entrer dans le salon en se frottant les yeux. Il avait un pyjama rouge, il était pieds nus et tenait dans sa main gauche un petit tigre en peluche d’environ 10cm de long (vous pouvez vérifier, c’est minuscule).
-Bonjour, Kinou, Fit Laetitia. Bien dormi ?
-Ouaaaaaah ! Ouais. Pourquoi vous êtes déjà réveillés ?
-Pourquoi tu es déjà réveillé ?
-Moi ?
-T’en connaît beaucoup, des Kinous ?
-Ben...
-Dites donc, Fit une voix derrière lui, déjà debout ?
Mme Temaru, en chemise de nuit bleue, se tenait appuyée contre la porte.
-Ouais, Répondit Laetitia.
-Au fait, votre père envoie Lilian ici demain.
-Cool !
Laetitia rêvait de revoir sa petite sœur un jour.
Odd se leva et alla comme un robot s’habiller dans la salle de bain. Quand il ressortit, il n’y avait plus personne. Il s’assis alors sur le lit et caressa Kiwi qui lui reniflait les jambes. Laetitia apparu dans l’entrée. On aurait dis qu’elle était complètement métamorphosée. Ses cheveux en bataille étaient maintenant soigneusement coiffés et retenus avec un bandana jaune. Elle était habillée d’un jean pattes d’éléphants et un débardeur en lycras blanc avec une petite étoile rouge à la hauteur de la poitrine. Odd en conclut que c’était les vacances. Lui ? Oublier les vacances ? C’est louche, ça. Il préféra poser la question, quitte à se faire passer pour un idiot, mais avec Laetitia, aucun risque. Elle haussa les épaules en disant :
-Ben oui, si je mets du jaune, c’est que c’est les vacances.
Bien sûr, c’était logique. Odd est peut-être nul en maths, mais il sait bien Laetitia + Jaune = vacances ! Pour elle, c’est la couleur de l’été (les vac’z, quoi).
-Bon, Fit Laetitia, t’as faim ? Le p’tit déj est servit.
Cette journée se déroula comme la première, mis à part l’état d’excitation de Laetitia à l’idée de retrouver sa petite sœur. Le lendemain, elle se leva sans peine et pris son petit déjeuner très tôt. Elle était tellement en forme qu’il était pour elle impossible de rester au lit plus longtemps. La cuisine était calme. Laetitia avait l’impression de ne pas avoir vu Lilian depuis des mois, voir des années. Marie se leva bien après elle. Elle venait de terminer de se préparer quand sa mère descendit à la cuisine.
-Et bien, Dit cette dernière en bâillant, tu es bien pressée, ce matin. Tu as un rendez-vous ?
-Non, je me suis réveillée à 5h du matin, et je n’ai pas pu attendre plus tard que 6h.
-Il est déjà 7h et quart. Dis donc, tu es bien habillée, on dirait que tu vas à une boom !
Marie était la mieux placée pour le remarquer.
-Bien, on va chercher Lilian à l’aéroport cet après midi à 6h.
Odd les rejoint, puis Kevin. La journée passa à une vitesse hallucinante. Odd, Kevin et Laetitia décidèrent de faire un petit tour en ville. Mais un petit incident gâcha cette journée trop belle : le métro partit avec Kevin et Odd... sans Laetitia. Elle appela Odd pour lui dire que tout va bien :
-Ne m’attendez pas, je rentrerai seule.
Et elle prit le métro suivant et descendit plus loin. Sur le chemin, elle croisa Yumi.
-Coucou !
-Salut, Répondit Yumi.
-Quoi d’neuf ?
-Pas grand chose. Et toi ?
-Ma petite sœur va venir ici.
-Tu vas où, là ?
-Chez moi. Normalement, je devrais être avec Odd et Kinou, mais le métro m’a oublié.
-Tu veux que je t’accompagne ?
-Tu y tiens ?
-Ben... ça m’arrangerais, parce que mes parents s’entendent pas très bien, en ce moment, et je n’ai pas du tout envie de subir encore une de leur dispute.
-Ok
Elle la suivi chez elle. Quand les filles arrivèrent, Marie salua cordialement Yumi et dit à Laetitia qu’ils allaient bientôt partir. Yumi accepta de venir aussi. La voiture se chargea en un clin d’œil : Yumi monta devant avec Marie et Laetitia à l’arrière entre Odd et Kevin. Quand ils arrivèrent à l’aéroport, ils sautèrent de la voiture. Il y avait beaucoup de monde et Kevin failli se perdre. Devant l’avion, Laetitia n’arrêtait pas de sourire et de blaguer. Les passagers descendaient peu à peu et l’avion fut bientôt presque vide. Mais toujours pas de Lilian. Puis une hôtesse sortit en tenant dans ses bras une petite brunette de 4 ans vêtue une robe hawaïenne rouge avec des fleurs blanches et des claquettes bleus. Ses cheveux étaient lâchés, et elle souriait.
-Lilian ! Hurla Laetitia à travers la foule.
Elle couru en direction de l’hôtesse et pris la fillette qui lui tendait les bras. Marie les rejoint, suivie de Kevin, Odd et Yumi. Marie serra la petite fille qui essayait de faire un bisou à Kevin. Pour le retour, Laetitia dû prendre Lilian sur ses genoux. La petite fille était très bavarde.
-Je suis contente de te revoir, Laetitia, Dit-elle. Toi, aussi, maman. Et toi aussi, Kevin. Et qui c’est, eux ?
-Des amis, Répondit Laetitia en essayant de la faire tenir tranquille. Odd et Yumi.
-Enchantée !
Dès qu’ils arrivèrent, Yumi rentra chez elle et Lilian pris une chambre en haut des escaliers, qui donnait vue sur le hall d’entrée. La soirée était plus animée que d’habitude. Le soir, tout le monde s’endormi tranquillement.

RETROUVAILLES (8ème partie)
Les ennuis commencent

Bip-bip !
-Wah !
Ouf ! C’était le réveil. Laetitia l’éteignit et voulu se rendormir, mais elle n’était pas fatiguée. Elle souleva la couette et sentit un courrant froid dans ses jambes. Elle se leva et alla s’habiller. Puis, elle se coiffa d’une tresse qui retombait sur l’épaule droite et descendit. En passant devant le salon, elle entrouvrit la porte pour voir si Odd dormait encore. C’était le cas. Alors, elle vit en haut des escaliers la porte de la chambre de Lilian grande ouverte. Intriguée, elle jeta un coup d’œil. Lilian était réveillée et tripotait sa poupée de chiffon. Laetitia resta à l’entrée.
-Tu veux petit déjeuner ? Demanda-t-elle en souriant.
-Ouais, Répondit Lilian.
Elles descendirent toutes les deux dans la cuisine. Marie y était déjà. Elle remplissait un sac. Laetitia la détailla : manteau, clés à la main, chaussures à talon ; elle allait sortir.
-Où tu vas ? Demanda Laetitia.
-J’as complètement oublié de vous dire, Répondit sa mère. Je dois partir un mois au japon.
-Pour ton travail ?
-Oui, c’est ça. Titia, je te confie les enfants et la maison. Tu sais cuisiner, tu es responsable et je sais que je peux compter sur toi.
-Ok.
Lilian fondit en larmes. Marie l’embrassa.
-Vous allez me manquer.
-Toi aussi.
Laetitia entendit la porte s’ouvrir. Odd et Kevin, réveillés par les cris, se tenaient à l’entrée de la cuisine.
-Qu’est ce qui se passe ? Demanda Kevin en se frottant les yeux.
-Maman va partir un mois au Japon pour son travail, Répondit sa grande sœur.
-Maman !
Il couru serrer sa mère dans ses bras. Une fois la crise terminée, Laetitia embrassa sa mère. Puis, Marie s’en alla à l’aéroport. Laetitia nourrit les chiens et sortit de quoi petit-déjeuner. Mais elle et Odd étaient les seuls à avoir faim.
-Ecoutez, Dit Laetitia d’un ton calme, maman ne part que pour un mois. Ce n’est pas long. Vous verrez, le temps passe vite. Maintenant, mangez un peu. Après, on verra ce qu’on va faire aujourd’hui.
Après le petit déjeuner, Laetitia monta dans sa chambre pour se préparer et préparer Lilian tandis que les garçons se débrouillaient. Puis ils se réunirent dans le salon, décidèrent du programme et appelèrent Yumi ; celle-ci accepta et ils se retrouvèrent tous au zoo de Jurques. Laetitia paya les entrées et ils s’enfoncèrent dans le parc.
-On arrive juste à temps pour le spectacle de perroquets, Déclara Kevin, ravi.
Comme il n’y avait plus de places, ils se contentèrent de regarder debout, juste à côté. Laetitia prit Lilian dans ses bras pour qu’elle puisse voir. C’était très drôle ; Laetitia éclatait de rire quand le perroquet nommé Pépite faisait son caprice. Quand le spectacle fut terminé, la bande continua sa visite. Laetitia mitraillait les animaux avec son appareil photo numérique, un petit bijou que sa meilleure amie d’Espagne lui avait offert pour ses 13 ans. Avant chaque sortie, elle n’oubliait jamais de vider la mémoire sur son ordinateur et de changer les piles. L’atmosphère tropicale de ce zoo était pour elle un vrai paradis, surtout avec te tous ces beaux animaux...
-Ah ! Dit Lilian, perchée sur ses épaules. Voilà les tigres !
-Génial ! S’écria Laetitia en prenant son appareil.
Odd n’avait jamais vu Yumi aussi joyeuse. La jeune fille était attendrie par Kevin et répondait à ses questions avec un amusement peu commun chez elle.
« C’est vraiment une famille fantastique », Pensa Odd en regardant Lilian éclater de rire, perchée sur les épaule de Laetitia qui blaguait en zoomant avec son appareil.
-Miaou ! Cria Laetitia quand l’un des félins se mit à rugir.
Lilian et Kevin furent pris d’un fou rire. La petite bande continua la visite. Ils croisèrent plusieurs félins. Laetitia prenait photos sur photos et faisant des commentaires sur les comportement, tout en répondant aux questions de Lilian avec beaucoup d’humour.
-Pourquoi il bâille ? Demanda Lilian devant les lynx.
-Parce que le facteur est en retard, Répondit Laetitia tout en tirant la langue pour bien cadrer Kevin et Yumi qui formaient un tableau à ne pas oublier (Yumi souriait en regardant Kevin qui essayer d’attirer les fauves vers lui).
Lilian éclata de rire :
-Non, mais pour de vrai ?
-Ben je sais pas, demande-lui.
-Comme s’il avait que ça à faire ! Ironisa Odd.
-Ben ouais, mais toutes façons, s’il fait un seul truc dans sa vie, c’est sûrement pas ça.
Et, sans prévenir, elle prit un gros plan de Odd.
-Eh !
-Ah ! Désolée, mais j’avais pas le choix. T’es plus mignon, naturel.
Elle se dirigea vers les girafes qui marchaient gracieusement.
-Tiens, voilà Marcel ! S’écria Laetitia en voyant la première se lever.
Chaque fois qu’un des animaux se levaient, il était baptisé par « sœur Laetitia » : Gertrude, Jean-Claude, Petrouchka, Cunégonde...
-Ah ! Le dernier ! Souris, Jean-Eugène !
Le flash jaillit et la petite troupe passa aux oiseaux. Perroquets... mouais, bof.
-Tiens ! C’est marrant, ça ! S’écria Laetitia en désignant une sorte de héron avec une crête jaune qui faisait penser à une couronne.
Elle prit deux ou trois photos et rangea l’appareil pour laisser les piles se reposer un peu.
-Va y’avoir « Les ailes du fard ouest », Annonça Yumi.
Ils s’appuyèrent sur la barrière de bois qui entourait une plaine déserte. Un squelette en pièce détachée s’entassait sous un panneau et de grandes planches de bois taillées en forme de bâtiment comme on les voit dans « Lucky Luke » servaient de décor au fond de la « scène ». Sur l’une de ces « maisons », une bande jaune affichait en écriture noire : « Jurques City ». Un homme déguisé en cow-boy monté sur un cheval blanc arriva au trot. Il présenta plusieurs rapaces et leurs techniques de chasse. Laetitia, qui adore les hiboux, prenait des gros plans hilarants et attendrissants. A la fin du spectacle, une femme passa avec un python royal. Avec l’appareil de Laetitia, Yumi prit un gros plan de Laetitia, de Odd et de Kevin avec le reptile autour des épaules. Ils rencontrèrent les chèvres. Laetitia prit un bébé dans ses bras et Yumi la prit en photo par surprise. Puis les deux filles échangèrent les rôles. Lilian, effrayée par le grand bouc noir qui s’avançait vers elle, se mit à pousser des cris. Laetitia la prit dans ses bras et réussit à la convaincre de caresser son agresseur. Prise de confiance, Lilian n’avait plus peur du tout. Ils continuèrent de marcher et s’arrêtèrent devant les fennecs.
-Oh ! C’est trop mignon ! S’extasia Laetitia en prenant son fidèle appareil.
Laetitia et son appareil photo sont inséparables. Il est carrément inenvisageable d’espérer que Laetitia l’oublie au moins une occasion particulière. IMPOSSIBLE. Ils passèrent aux singes.
-Eh ! C’est Rafiki ! Lança Kevin.
-Eh ! Akuna Matata, ça te dis quelque chose ? Demanda Laetitia à un macaque.
Le singe la regarda, puis il commença à escalader un tronc d’arbre.
-Apparemment, non, Siffla Laetitia en zoomant avec son appareil.
Quand ils arrivèrent devant une panthère noire, le fauve leur souffla dessus.
-Oh là ! Il est de mauvais poil, aujourd’hui, le minou ! Ironisa Laetitia.
Comme ses épaules commençaient à lui faire mal, elle relaya Lilian à Odd. Le félin rugit en lançant un regard menaçant à ses visiteurs. Cette fois, Laetitia répondit carrément avec le petit « Mi-i-i-iiiiiii !!! » de Pépita. Kevin éclata de rire et insista pour prendre une photo.
-Non, Kevin !
-Aller, s’il te plait !
-Bon, si tu le casses, tu le payes avec ton argent de poche !
Elle lui montra comment on s’en servait. Kevin réussit à prendre trois photos de la panthère et rendit l’appareil à Laetitia. Ils croisèrent encore des singes et la visite se termina.
-C’était génial ! S’écria Kevin dans le tramway.
-Ouais ! Renchérit Lilian.
Ils rirent un coup en regardant les photos puis à l’arrêt, tout le monde rentra chez soit.
Euh... PS : Le zoo de Jurques existe vraiment, mais en fait, il se trouve près de Caen, en Normandie, et pas du tout en région parisienne. Je vous conseille d’y faire un tour, c’est un vrai paradis. J’y suis allée, j’en garde un souvenir extra ! Bon, revenons à notre récit :
Quinze jours passèrent. La rentrée des classes tant redoutée arriva, et une journée de cours éveilla les rêveurs... En sortant du collège, Laetitia alla chercher Lilian à la maternelle et Kevin à l’école puis les raccompagna à la maison. Le téléphone sonna.
-Allô ? Dit Laetitia. Maman ? Oui ?
Il y eut un silence puis Laetitia reprit la parole :
-QUOI ?! Attends ! C’est une blague ! Non ? Bon. Ok, bonne chance. Bisous !
Elle raccrocha et se laissa tomber dans un fauteuil en marmonnant :
-La poisse !



RETROUVAILLES (9ème partie)
Une vie sans mère

-La poisse ! S’écria Odd en voyant un beau grand « 0 » sur la feuille d’interro de maths qui se posa sur son bureau.
A côté de lui, Laetitia ne regarda même pas sa note. Elle ne regardait rien. Ce qui était inquiétant.
-Ça va ? Demanda Odd.
-Pas vraiment. Je t’expliquerais plus tard, si tu veux.
DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING !
Ah ! Enfin la pause déjeuner tant attendue ! Odd remplit son plateau et se dirigea vers la table où étaient assis ses amis. Il s’installa à côté d’Ulrich - en face de Laetitia.
-Laetitia, tu es sûre que ça va ? S’inquiéta Yumi.
-Hein ? Oui... enfin non...
-T’as un problème ?
-Un gros. Ma mère risque d’aller en prison.
Odd faillit s’étrangler. EN PRISON ?
-Elle est partie un mois au Japon pour son travail, Expliqua Laetitia. Et comme elle est journaliste, elle a fait un reportage sur un camp militaire. Et maintenant, on l’accuse d’espionnage. Elle a pleins de procès, elle ne peut plus continuer de travailler, et du coup, elle ne peut plus m’envoyer de l’argent pour tenir la maison et m’occuper de Kevin et Lilian.
Maintenant, Odd se rendit compte de la situation ; Laetitia allait vivre
Laetitia le raccompagna jusqu’à la porte, l’embrassa sur la joue et Odd repartit au collège. Le lendemain, Laetitia arriva en retard.
-Je sais pas ce qui s’est passé, Expliqua-t-elle à ses amis, essoufflée. Quelqu’un a dû publier mon adresse ou un truc comme ça. Un journaliste a essayé de me poser des questions sur ma « Vie d’adulte ». C’est vraiment chiant. Maintenant, faut que je vive cachée.
-Qu’est-ce que tu vas faire ? Demanda Yumi.
-Je vais « pirater » un peu les dossiers qui me concernent : je leur ferais croire que j’habite chez ma tante en donnant son adresse. Mon courrier ira là-bas et j’irais le chercher régulièrement ; c’est pas loin. Ma tante va signer un truc pour obtenir un droit de ch’ais pas quoi pour que son adresse soit acceptée dans mon dossier et qu’elle puisse avoir le titre de tuteur ou un truc comme ça parce que normalement je dois vivre avec un adulte parce que je suis pas majeure, etc. Vous me suivez ?
-Oui, je crois, Répondit Ulrich.
-Euh... pas trop, Ajouta Odd.
-Bon, Reprit Laetitia, je vais être plus claire : je n’ai pas le droit de vivre dans la maison s’il n’y a pas d’adulte parce que je suis mineure. Sauf qu’aucun adulte ne peut venir chez moi ou me recevoir chez lui.
-Et Isa ?
-Une seconde, je t’expliquerai. Donc, ma tante va signer un truc pour noter son adresse dans mon dossier. Comme ça, on croira que j’habite chez elle alors qu’en vérité, j’habite toujours dans la « Palacidelle ».
-Ah, oui !
-Maintenant, je vais t’expliquer pourquoi l’adresse de ma tante est la seule qui soit acceptée : tout simplement parce que c’est la seule que Maman a noté dans son testament. Les autres sont dans celui de mon père, mais il n’est pas mon tuteur officiel, alors ça compte pas. Maman ne peut pas rajouter les adresse qui son dans le testament de mon père dans son testament à elle parce qu’elle a des blêmes avec la justice ou alors parce qu’elle est coincée dans un pays étranger, j’ai pas très bien saisit. Euh... tu suis ?
-Ouais. Dis, faut s’y connaître, avec tout ça.
-Boh, ça va, y’a plus compliqué.
DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING !
Ce soir, en rentrant chez elle, Yumi trouva ses parents installés dans le salon en regardant « Envoyé Spécial ». Elle s’arrêta net en entendant le présentateur annoncer un reportage sur les enfants mères. Elle s’assit sur l’accoudoir du canapé. Ils présentèrent deux jeunes indiennes de quatorze ans mères de trois enfants, puis Yumi faillit s’étrangler :
« Un journaliste a été envoyé pour questionner une demi enfant mère de France, en région parisienne. La jeune fille, Laetitia Coluzzi, vit seule dans une maison tout près du collège Kadik et s’occupe de son frère et de sa sœur. Hier soir, elle a bien voulu répondre à quelques questions. »
Laetitia apparu en gros plan sur l’écran de télé, l’air agacé.
« Si je répond à vos questions, c’est bien pour vous faire plaisir ! » Grogna-t-elle.
« Comment êtes-vous arrivé à cette situation ? » Demanda une voix.
« Parce que ma mère a eu des problèmes et elle ne peut pas rentrer. Je n’en dis pas plus. »
« Et votre père ? »
« Il habite en Espagne. On s’arrête là avec la famille. Si je réponds à des questions pour votre « Machin Spécial », c’est uniquement sur moi et pas sur ma famille. »
« Quelle impression cela vous fait de vivre comme ça dans un pays si évolué ? »
« Ben j’aime bien, ça donne l’impression de grandir, qu’est-ce que vous voulez que je dise d’autre ? »
« Allez-vous en rester là ? »
« Bien sûr que non ! Je vais aller habiter chez ma tante et ne me demandez pas son adresse elle n’appréciera pas. »
« Et les petits, ils en pensent quoi ? »
« Ben je sais pas. Je vous permet de poser quelques questions à mon frère dans l’anonymat total, mais je vous interdit de toucher à ma sœur, capiche ? »
Laetitia disparu de l’écran et un petit arçon au visage flou prit sa place. Yumi devina qu’il s’agissait de Kevin.
« Je pense que Laetitia s’occupe très bien de nous, Dit-il d’une voix robotique. Ça me rend un peu triste qu’elle a des ennuis avec la justice pour ça. Mais je ne me rend pas compte de ce qui se passe vraiment. »
« Maintenant, j’aimerais que vous nous laissiez tranquilles, Reprit Laetitia en surgissant derrière. Ces deux-là n’ont rien à voir dans l’histoire et je n’aime pas trop parler de ma vie privée devant des millions de gens et surtout de ce genre de situation. J’ai assez de problèmes comme ça. J’espère que vous avez eu les réponses que vous voulez. Ciao. »
Le présentateur réapparu çà l’écran et annonça :
« C’est sur ce regard farouche et cette attitude agressive que nous terminons ce chapitre sur les tourments des jeunes filles à qui la vie a confié un rôle prématuré ; celui d’élever des enfants. Maintenant, nous allons passer à un reportage sur les greffes de cheveux. »
Yumi se leva et monta dans sa chambre. De son côté, Jeremy, qui avait entreprit d’enregistrer l’émission sur DVD grâce à son ordinateur, appela Odd et Ulrich pour leur montrer la séquence qui parlait de leur amie. Perplexe, Odd se dit que Laetitia allait avoir du mal à se sortir de cette galère.

RETROUVAILLES (Oui, ça, on sait), (10ème partie)
Marco

Quinze jours passèrent. Un matin, Laetitia se leva - comme d’habitude - de bonne humeur. Comme d’habitude, elle retrouva ses amis au collège après avoir emmené Kevin et Lilian à leurs écoles respectives, et comme d’habitude, bien sûr, elle rentra en classe en blaguant avec Odd. Le principal, comme il le fait quelques fois pour annoncer un truc, entra dans la classe et déclara :
-Chers élèves, cette année, nous allons accueillir dans un mois la journée parents. Le programme démarre à quatorze heures trente, où aura lieu une visite guidée pour les parents, les frères et sœurs, ou tout autres invités qui ne sont pas du collège. Ensuite, ce sera quartier libre pour tout le monde. A dix-sept heures nous nous réunirons pour un spectacle organisé par l’élève choisit. Une fois le spectacle fini, les élèves auront le temps de se changer pour la boum qui sera ouverte à vingt heures. Vous pourrez inviter les personnes que vous voudrez, famille ou pas. Evidemment, il n’y aura pas cours pendant la matinée.
Des cris de joie retentirent. Le principal les coupa :
-Hem ! Excusez-moi, j’ai oublié de vous présenter Marco, un nouvel élève qui nous vient d’Espagne.
Un garçon de treize ans et demi apparu dans l’entrée. Il avait une natte blonde longue jusqu’au milieu du dos, des yeux bruns brillants et un ensemble noir avec un gilet un peu gothique sur un débardeur et un pantalon avec une chaîne en guise de ceinture. Quand Laetitia le vit, elle ouvrit des yeux ronds et un sourire se dessina sur son visage. Après avoir lancé un « Salut » à la classe, le nouveau s’avança dans les rangs et s’assit derrière Laetitia en la regardant comme s’il la connaissait.
-Dernière chose, Reprit le principal. Vous pourrez voter pour l’organisateur du spectacle pendant les interclasses dans le réfectoire. L’élève choisit doit avoir un sens artistique assez développé et un bon goût pour la musique, les décors, etc. Le vidage des votes se fera ce soir. Bonne journée.
-Bien, Dit Mme Hertz avant de commencer le cours.
Pendant la récréation, Marco aborda Laetitia avec un gentil sourire :
-Laetitia ! C’est toi ? La fille du prof de gym de Guarriga ?
-Non, sa nièce. Et toi, t’es Marco, le... frère... pardon, le cousin du nouveau surveillant ?
-Ouais, c’est ça.
-Ouah ! Ch’uis trop contente de te revoir !
-Moi aussi.
-Ah, j’allais oublier...
Laetitia présenta Marco à ses amis.
DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING !
DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING !
-Bon, ben moi je vais voter, Annonça Yumi en se dirigeant vers l’espèce de boîte aux lettres avec un papier à la main.
-Tu votes pour qui ? Voulu savoir Odd.
-Eh ! Ce sont des choses qui ne se disent pas.
Et, discrètement, elle désigna Laetitia qui blaguait avec Marco à l’autre bout du réfectoire. Laetitia revint en souriant avec son plateau et s’installa à côté de Odd qui lui demanda :
-Tu le connais ?
-Marco ? Ouais, c’est un pote d’Espagne. On était les seuls du collège à parler français.
Au dernier cour, le principal entra dans la classe et annonça l’élève choisit :
-L’élève choisit est... Laetitia Coluzzi.
Laetitia failli bondir de sa chaise.
-Qui, moi ? Fit-elle.
En rentrant chez elle avec Kevin et Lilian, elle réfléchit pendant une demi-heure à ce qu’elle allait faire. Elle fit quelques croquis pour les décors et les costumes, tapa brièvement l’histoire à l’ordinateur, l’imprima, scanna et photocopia ses croquis puis fila chez Isabelle avec le tout.
-Coucou, Isa. Est-ce que Dédé est là ?
Dédé est le père d’Isabelle (mais son vrai nom, c’est André).
-Oui, Répondit Isabelle.
-Et il reste combien de temps ?
-Deux mois si tout se passe bien.
-Super. Je peux le voir ?
-Tu es bien pressée.
-Oui, j’ai été choisie pour faire un spectacle dans un mois.
-Eh bien faut faire vite ! Entre.
Elles s’installèrent dans le salon avec Dédé.
-Alors, raconte-nous de quoi ça parle, Dit Dédé.
-Eh bien c’est l’histoire d’une fille qui se retrouve dans une sorte de monde bizarre avec des créatures un peu fantastiques. C’est pas très révolutionnaire, mais c’est niveau collège.
-Si tu fais de beaux trucs, ça risque de plaire.
-Voilà, j’ai fait quelques trucs rapidement, qu’est-ce que vous en pensez ?
-C’est pas mal.
Laetitia passa une heure en compagnie de Dédé et Isabelle à façonner ses croquis, à gommer, à rajouter, à trouver des idées, puis quand tout fut bien prêt, elle laissa Isabelle s’occuper des costumes et Dédé, qui peint super bien, préparer les décors. Ainsi, deux semaines passèrent. Laetitia avait trouvé les acteurs que Yumi aidait pour vaincre le trac et trouver la force de la voix et des émotions. Enfin, pleins de trucs comme ça. Les répétitions se passaient bien, et à la troisième semaine, la spectacle fut presque prêt. Laetitia passait régulièrement chez Isabelle pour voir où ils en étaient et donner son avis. Le jour J arriva doucement, laissant le temps à chacun de souffler assez et de travailler dans la bonne humeur. Laetitia utilisait son plateau « Top Mix » pour créer la musique. Enfin elle arriva au collège à quatorze heures trente avec Lilian, Kevin qui furent accueillis par la bande, et Lisa, qui blaguait avec les parents de Yumi. En croisant Jim, Kevin demanda :
-Qui est-ce ?
-C’est Jim, Répondit Jeremy.
-Le prof de Gym, Ajouta Laetitia.
-Comme le dit son nom ! Ironisa Yumi.
-Au fait où est Lilian ?
-Mylie et Tamia l’ont emmené faire un tour dans le parc.
-Oki.
L’heure du spectacle arriva. Les acteurs étaient prêts, costumés, le décor en place et les chaises remplies. La petite bande s’aligna au troisième rang : Aelita (eh oui, elle était là !), Jeremy, Ulrich, Odd, Kevin, Lisa, Lilian sur les genoux de Yumi, Mylie et Tamia, qui ne pouvaient pas se passer de chouchouter Lilian. Le spectacle commença par une musique vibrante et éclatante comme celles de Nâdya, pour terminer avec une autre, cette fois-ci mélodieuse et émouvante. Dans les coulisses, Laetitia regardait avec contentement les acteurs prendre en compte les cours de théâtre qu’elle leur avait donné. A six heures et demi, le rideau se baissa sur une ligne de créatures aux fourrures dorées ou argentées avec des yeux bleus ou verts et des regards brillants. Des griffes, des dents, des loups blancs, noirs, des tigres dorés, des anges aux ailes de bronze et tout un univers magique éclairé de douces lumières fantastiques. Des guerrières en armures avec des oreilles d’elfes, les regards bienveillants des nymphes en petites tenues, les coups de sabre des combattantes qui exécutent des acrobaties dans une musique brute et éclatante...
Moi, j’aurai les larmes aux yeux. Pour mieux vous rendre compte, imaginez un désert, la nuit, à la pleine lune, puis deux femmes avec chacune une jupe blanche, un soutif en métal, des yeux blancs brillants, des oreilles longues et pointues, et un sabre. Elles se battent avec leurs sabres, la nuit, leurs cheveux volants de tous les côtés, leurs regards féroces, leurs acrobaties, et tout ça sur une musique de Nâdya. Ça vous fait quoi, comme impression ? Bon revenons à l’histoire :
Quand Laetitia revint voir ses amis, elle avait les larmes aux yeux. Visiblement, elle était contente de ce qu’elle avait fait. Après avoir reçut les compliments des élèves, des profs, et même du principal, elle attendit que Odd et Ulrich finissent de s’habiller pour la boum (elle avait déposé ses affaires dans leur chambre pour gagner du temps). Puis elle se prépara à son tour. Quand elle redescendit l’escalier, Odd retint un cri d’admiration. Elle s’était fait un jeu de superpositions avec des foulards indiens et un paréo « Arc en ciel » retombants sur une paire de ballerines asiatiques ornées de fleurs et de petits motifs japonais. Elle s’était fait une coiffure un peu « irrégulière » avec une natte à gauche, des perles le long de deux mèches à droite, une pince par ci, une fleur par là, et une demi-queue pour couronner le tout. Elle n’avait pas de maquillage, mais une fine couche de vernis à ongle couleur nacre bleuté, des bracelets indiens bleus et dorés et une paire de boucles d’oreilles représentant chacune trois fleurs bleues en colonne sur un fil de fer autour duquel un bande de crépon vert a été enroulée. Les boucles d’oreilles ont sûrement été fabriquées par Laetitia. Elle rejoint ses amis dans la salle des fêtes. Marco tournait autour de Laetitia, ce qui, bizarrement, ne plaisait pas trop à Odd. Laetitia accorda un slow à Marco, puis un à Odd. Mais elle n’en voulait pas plus. Elle préférait de toutes façons les musiques qui bougent. Elle dansait super bien et rigolait en même temps. Il y avait une bonne ambiance. Laetitia prit Aelita par la main pour l’entraîner sur la piste de danse. Elle l’encourageait à danser, et quelques minutes plus tard, la belle humanoïde tourbillonnait sous les lumières multicolores, ignorant les passants qu’elle heurtait au passage... un peu comme Laetitia, quoi. Les deux filles faisaient penser à des nymphes de pavanant dans une atmosphère magique. Laetitia semblait infatigable. Elle s’arrêtait deux minutes, le temps de prendre un verre et de bavarder un peu, puis se relançait sur des rythmes déchaînés. Et pendant les slows, elle discutait avec Odd et Marco tout en suivant du coin de l’œil les deux couples de danseurs les plus attendrissants : Jeremy/Aelita et Ulrich/Yumi. Ces quatre-là avaient chacun trouvé le courage de faire le premier pas. Odd et Marco aussi l’avaient fait, pour la même fille, bien entendu, (c’est malin, ça) mais cette fille n’est pas du genre à s’en occuper, du premier pas. Elle n’avait aucun premier pas à faire, Laetitia... les pauvres... Odd se contenta de discuter pendant que Marco abordait Emily.
Voilà la leçon qu’il faut en tirer. Avec Laetitia Coluzzi, si vous espérez connaître une belle histoire, vous allez souffrir...
A la fin du bal, Laetitia fit la bise à Odd, puis à Marco, puis à Yumi, salua Ulrich et Jeremy et rentra chez elle avec Kevin et Lilian. Les voir marcher tout les trois côte à côte, de loin, ça fout un peu le blouse... c’est bizarre... remarquez, c’est peut-être moi qui suis bizarre. Pourtant...


RETROUVAILLES
11e partie
La dispute

Hum!
Voilà, après avoir lu avec attention le seul message qui a été posté disant que je ne m’attardais pas assez sur les autres personnages, j’ai décidé d’écrire une partie uniquement dédiée à Ulrich, Jeremy, Aelita et Yumi.
Et, une dernière fois, excusez-moi pour ce petit oubli; ma prof de français m’a souvent fait remarquer que j’ai tendance à m’éloigner du sujet...

Jeremy soupira.
-Qu’est-ce qu’il y a encore? Fit Yumi en se laissant tomber assise sur le lit.
-J’ai encore perdu le programme de matérialisation.
-Manquait plus que ça, Marmonna Ulrich qui s’était replongé dans le bouquin assommant sur Einstein.
-Comment ça, « manquait plus que ça »?
-T’as déjà perdu deux fois le programme de parabole, cinq fois le truc « d’alerte attaque », trois fois le mode d’emploi d’installation de mémoire, quatre fois l’anti-virus super méga ultra efficace, sans parler de ceux que t’as toujours pas retrouvé comme, le programme pour contrôler satellite d’espionnage de Suisse ou un truc comme ça, la Webcam avec un appareil photo numérique, et l’internet illimité à partir d’une canette de soda posée dans un scanner. Ah oui, et j’oubliais...
-Bon, ça va, on a compris. Au fait, les autres, ils font quoi?
-Odd et Laetitia? Fit Aelita en apparaissant à l’écran.
-Odd m’a dit qu’ils étaient allés faire un tour au circuit de BMX, Répondit Ulrich en tournant une page avec négligence (il manqua même de la déchirer).
-Ça ne m’étonne pas d’eux! Avoua Yumi en riant.
-Je l’ai retrouvé! S’écria joyeusement Jeremy.
-De quoi?
-Ben le programme de matérialisation.
-Super, Fit Ulrich avec un demi-sourire. Maintenant, il ne te reste plus qu’à retrouver la Webcam, la bonne canette de soda...
-T’as fini, oui?
Jeremy se leva et sortit de la chambre en annonçant:
-Je vais prendre l’air.
-Bravo, Ulrich, Fit Yumi. T’es de plus en plus amical, en ce moment.
-Ah bon, toi aussi, tu vas t’y mettre?
-Pourquoi tu es aussi agressif?
-Arrête, je suis pas plus agressif que d’habitude.
-C’est ce que tu crois.
-Oui, bien sûr.
-Bon, je m’en vais.
Sur ce, elle se leva et sortit dans le couloir. Ulrich soupira et en fit autant quelques minutes plus tard. Alors qu’il longeait le couloir pour sortir prendre l’air, il croisa Yumi... en compagnie de William. En passant, il ne pu s’empêcher de bousculer ce dernier.
-Eh! S’écria William. Ça va pas, non?
-Désolé, Grommela Ulrich sans s’arrêter. Je t’avais pas vu.
-Non, mais il se prend pour qui, celui-là?
-Laisse, Coupa Yumi. Il est de mauvais poil, en ce moment.
Elle ne défendait pas Ulrich. Cela se voyait dans la froideur de sa voix. Elle ne lui jeta même pas un coup d’œil en sa direction. Ulrich sentit quelque chose se fissurer en lui. Il dévala l’escalier, se cognant çà et là contre les rampes et les élèves. Puis il sortit, soulagé de goûter au calme de la soirée. Il marcha quelques instants sous la clarté de la faible lune se levant à peine. Il traversa la cour assombrie et resta un instant immobile entre deux arbres. Il se força à faire le vide dans sa tête et, constatant qu’il n’y parvenait pas, il rentra se coucher.
-Eh Ulrich, Fit Odd en se rendant compte de sa mine sinistre, tu t’es encore disputé avec Jeremy?
Ulrich ne répondit pas. Il mit ses boules quièz et se coucha tout habillé.
-C’est ça, dors, Reprit Odd en éteignant la lumière. D’ailleurs... ouaaaaaaaaaaaaaaaah! Je devrais en faire autant!
Il se laissa tomber sur son lit et sombra dans un profond sommeil.

Voilà! Maintenant, vous savez où en sont Ulrich, Yumi et Jeremy! En ce qui concerne Aelita, elle s’est entre-temps liée d’amitié avec Emily et elle reste toute la journée avec elle. Bon, voilà, Jeremy se sent un peu abandonné. Surtout qu’il est encore assez fâché avec Ulrich; ils s’entendent de moins en moins en ce moment.
Sinon, je vais finir cette partie. J’espère que ça a un peu changé le train-train ronronnant du quotidien de mon fic (à l’avenir, je promets de faire attention aux autres personnages)!


Kyanu
10/08/06 à 22:59
Bon, je crois que vs en aviez marre d'attendre alors je vs envoie les dix première parties de mon fic, de quoi vs occuper en attendant la fin.
KISS, j'espère que ça vs plaira!!! et excusez mon retard! :D

euh... ps: si vs voulez un conseil, évitez de tout lire en une fois, vs risqueriez de vs endormir...

RETROUVAILLES (1e partie)
Laetitia
Ma longue histoire commence par un lundi matin, en cours de science. Ulrich Odd et Jérémy notaient la leçon dans leurs cahiers de cours. Dès qu’il eut fini, Odd se pencha sur son sac pour nettoyer un peu. Cela faisait des jours qu’il n’arrêtait pas de recevoir des critiques de pratiquement tout le monde. Quelques feuilles froissées tapissaient le fond parmi les miettes de gâteaux qu’il gardait après le repas de midi, les cahiers, les livres, les classeurs étaient complètement mélangés et il était difficile de retrouver les matières correspondantes. Bref, avec tous ça plus le jus d’orange renversé à cause d’une bouteille mal fermée, le rechange de la dernière séance de natation en vrac et le short déchiré depuis le cours de gym du jeudi dernier, c’était le « souk ». Pendant ce temps, Jérémy se balançait sur sa chaise en réfléchissant au programme de matérialisation d’Aelita qu’il avait perdu hier, et Ulrich tripotait distraitement son stylo. Voila 10 minutes que le cours avait commencé, Mme Hertz n’avait pas dit un seul mot et regardait régulièrement sa montre comme si elle attendait quelqu’un. Soudain, la porte s’ouvrit d’un coup sec. Tous les élèves levèrent la tête de leur cahier. Une jeune fille apparue dans l’entrée. De longs cheveux noirs lui retombaient sur les épaules et ses yeux vert foncés étaient joliment et légèrement bridés. On aurait dit un mélange Japonais - Italien – Polynésien (plutôt « canon »). Elle était habillée d’un pantalon en velours bleu ciel, un T-shirt moulant en lycras blanc et une paire de basket bleu et blanche « du tonnerre », jugea Odd. Elle avança d’un pas précipité vers Mme Hertz.
-Excusez-moi pour le retard, Dit-elle avec un léger accent italien. J’ai dû accompagner mon frère à l’école, ma mère commençait plus tôt, aujourd’hui.
-Va t’asseoir, Fit Mme Hertz. Tu es pardonnée.
-Merci, madame.
Elle remis la bretelle de son sac sur son épaule et avança dans les rangs. Après un moment d’hésitation, elle s’assis à côté de Jérémy et sortis ses affaires. Odd se décida enfin à sortir sa main de son sac, car Mme Hertz écrivait la suite de la leçon.
-Bien, Dit-elle en reposant la craie. Je vous présente Laetitia Coluzzi. Elle vient de d’Espagne. Et, Laetitia, pour une première entrée, ce n’est pas spectaculaire.
Quelques élèves, dont Laetitia, se mirent à rire.
« Mmm... Pensa Odd. Laetitia… Espagne? Tiens, ça me rappelle une vieille histoire. Et si c’était… »
Il n’eut pas le temps de réfléchir plus longtemps. La cloche venait de sonner et les collégiens se hâtaient de sortir. Dans la cour, les garçons retrouvèrent Yumi.
-Salut, Fit-elle à leur arrivée. Il paraît qu’il y a une nouvelle dans votre classe.
-Ouais, Répondit Jérémy. XANA est calme, en ce moment. Trop calme. Je me demande…
Il n’eut pas le temps de finir sa phrase. Sissi arrivait avec sa démarche habituelle de starlette qui venait d’avoir son diplôme pour brailler dans les micros. Elle s’arrêta devant Ulrich, lui fit un clin d’œil et cilla d’un air prétentieux.
-Dis, Ulrich, Susurra-t-elle, t’as vu la nouvelle ? Elle débarque comme ça et elle s’y croit déjà ! Non, mais je rêve !
-Hein ? Fit Ulrich. C’est à moi que tu parlais ?
-Dis, on pourrait se voir, après les cours… Qu’en penses-tu ?
-Je pense que ce serait génial… comme mauvaise idée.
Tandis que Sissi fulminait devant les rires d’Ulrich et de ses amis, une voix enjouée surgit derrière elle :
-Dis donc, Sissou, faut faire un peu attention. Un peu plus et on te confondrais avec un volcans en éruption. Remarque, y a jamais beaucoup de différence, si t’es toujours aussi susceptible...
La « Sissou » se retourna. C’était la nouvelle qui la regardait en souriant.
-Dis-moi, Continua cette dernière, t’as mis quoi comme mascara, ce matin ? Parce que le noir te va mieux que le bleu, aujourd’hui, y’a qu’à regarder ta tête ! Ah, oui, et ça m’étonne que tu sois pas arrivée en retard, ce matin, malgré le temps que tu as mit pour te brosser les cheveux. Ma pauvre tu as dû te lever très tôt et cacher tes cernes avec du fond de teint. Avec toi, il faut toujours parler maquillage. Evidement, ça rentre tout juste dans ta petite cervelle. Tu sais, faut pas te vexer, je suis sincère.
Sissi resta sans voix. Elle avait parlé tellement vite que même les quatre amis restèrent bouche bée. Puis, le visage de Sissi se durcit.
-Eh! La nouvelle, on t’a pas sonné, nous ! S’écria-t-elle.
-Tu vas m’appeler « la nouvelle » encore longtemps ? S’énerva Laetitia. Eh ! Oh ! Je te signale que la nouvelle, elle a un nom! Tu n’as pas encore pigé ça? Si tu veux, je vais te le faire avaler, moi ! Et ça ne va pas être en douceur !
Sissi s’éloigna sous le regard de tigresse enragé de Laeticia qui reprit le sourire deux secondes plus tard.
-Salut, Fit Odd.
-Salut, Répondit Laetitia. Attends, ne dis rien… Odd, c’est ça ?
-Ouais.
-Tu te souviens de moi ? Tu sais, quand on a regardé « Le journal intime d’un vampire » au ciné, tu devrais t’en souvenir, t’aurais vu ta tête après le film !
-Si, ça me dit quelque chose.
Ils se dévisagèrent longuement. Ulrich les regarda l’un après l’autre.
-Aparement, ils se connaîssent, Fit-il.
-J’pensais pas que t’aurais autant changé ! Repris Laetitia. Pas mal, ta coiffure…
Le coin de son sourire semblait moqueur, mais ses yeux brillaient.
-Toi aussi, t’as vachement changé ! Remarqua Odd.
Il se souvint de la petite brune de neuf ans avec ses grands yeux verts et son petit rire aigu. Aujourd’hui, c’était une jeune fille presque adulte qui se tenait devant lui, les points sur les hanches et le regard assureur.
DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING!
-Déjà? S’étonna Yumi. Bon, j’y vais, les gars. A tout à l’heure !
A cinq heures, Odd décida de raccompagner Laetitia chez elle. La jeune fille était très bavarde:
-Ouah! Je n’arrive pas à croire qu’on se retrouve! Ça fait hyper longtemps. Et Kiwi, il va bien ?
-Ouais, il a grandit.
-Super. Mister Ventilo aussi, il a grandit. Maintenant, il fait environ un mètre de long sans la queue.
Mister Ventilo (il s’appelle comme ça parce qu’il fait de l’air quand il remue sa queue) est un chien de traîneau très attachant qui était encore bébé quand Odd et Laetitia s’étaient quittés.
-Et Loana, elle va bien ? Reprit Odd.
-Eh bien… elle est morte la semaine dernière.
Odd eut un choc. Loana était la mère de Mister Ventilo. Et elle était morte… Quel deuil! Odd adorait cette chienne.
-Enfin, bon, j’essaie de ne pas y penser, Fit Laetitia en souriant. On a eu un nouveau chien pour consoler Kevin de sa mort. C’est un petit York qu’on a appelé Clafoutis. Ah oui, j’ai oublié de te dire que mes parents ont divorcé.
-Ah ouais ?
-Ben ouais. Papa est resté en Espagne alors je suis venue avec ma Kevin et Maman qui ne supportait plus de vivre avec mon père. C’est triste. Je me souviens quand ils se sont battus pour la première fois…
-Et Lilian ?
-Lilian ? Je pensais pas que tu t’en souviendrais, t’as bonne mémoire ! Eh bien Lilian, elle est restée avec papa. Enfin, bon, voilà, quoi. A part ça, tu fais des progrès, en guitare?
-Ouais, à fond !
Laetitia se mit à rire.
-Moi aussi. J’ai même animé un festival, en Espagne. En fait, c’est la mère d’un copain à moi qui avait tout organisé, alors quand elle a apprit que je faisait de la guitare, elle demandé si je voulais participer à l’animation. C’était hyper sympa !
De sa main, elle repoussa une mèche rebelle qui lui retombait devant les yeux. Odd se rendit compte qu’il manquait un doigt.
-Comment tu t’es fait ça ? S’écria-t-il.
-Quoi, ça? Oh ! C’est rien. Un accident…
Elle regarda Odd, et voyant que cette explication ne suffisait pas, elle soupira :
-Bon, aller, je vais te dire la vérité. Tu vois, en Espagne, dans mon quartier, y’a un mec qui s’appelle Saïd et un jour, il m’a agressé. Alors bien sûr, je me suis défendue, mais il a sortit un couteau de sa poche, et…
Elle fit une grimace.
-Tu connais la suite, Reprit-elle en souriant. Ça y est, on arrive.
Ils s’arrêtèrent devant une petite villa très chaleureuse.
-La « Palacidelle »? Lut Odd sur la pancarte.
-Oui, c’est le nom de cette vieille baraque. Mais si tu veux mon avis, elle n’a rien d’un palace.
Laetitia tourna les clés dans la serrure, ouvrit la porte et embrassa Odd sur la joue.
-Bon, faudrait peut-être que tu retournes au collège. Sinon, tu vas te faire jeter. J’ais connu ça, en Espagne, et c’est pas très agréable.
A ce moment-là, une pierre se détacha du haut du cadre de la porte.
-‘tention ! Cria Odd.
Il attrapa Laetitia par la manche et la tira en arrière. C’était limite, mais elle n’eut aucune égratignure.
-Je m’excuse, mais ça commence vraiment à faire chier ! Grogna la jeune fille. Si ça continue, je vais aller me plaindre ! Nan, mais sérieux, ça fait la quatrième depuis hier!
Elle rejeta nerveusement ses cheveux en arrière.
-Merci, Odd, Ajouta-t-elle en souriant.
Elle leva la tête. Une fenêtre venait de se briser et une chaise en fut éjectée pour s’écraser sur le trottoir.
-Bon… Fit Laetitia. Ça, par contre, c’est arrivé moins de quatre fois… c’est jamais arrivé, d’ailleurs…
Puis elle eut un sourire et hurla :
-Kevin ! Si c’est encore toi, je te signale que le commissariat n’est pas loin !
Pour toute réponse, un téléphone sans fil fut lancé et lui frappa la nuque.
-Eh !
Odd n’eut pas le temps de lui demander si « ça va ? », car il sentit son portable vibrer dans sa poche.
-Allô ? Jeremy ? XANA ? Ouais, ça m’étonne pas. Non, rien, juste une vitre explosée, une chaise volante et téléphone boxeur, à part ça, tout va bien.
Sur ce, il raccrocha, prit Laetitia par la main et l’entraîna jusqu’à l’usine. Quand ils arrivèrent, bien sûr, Jeremy piqua sa crise :
-C’est pas vrai ! Combien de fois il faut te répéter de ne pas venir avec un inconnu ? Ça t’arrive de réfléchir, des fois ?
-On a pas le temps ! Coupa Yumi. Venez, vous deux.
Elle s’adressait à Odd et Ulrich.
-Ne bouge pas d’ici, Souffla Odd à Laetitia.
-Ok, je serais un bon toutou !
La tour fut désactivée (désolée, j’avais la flemme…) et les scénarios repassèrent à une vitesse hallucinante (et Odd semblait se souvenir un peu mieux de Laetitia).

RETROUVAILLES (2e partie)
Le premier plongeon

En passant devant la porte de Jeremy, Odd ralentit. Puis il recommença à marcher, recula de deux pas, et d’un geste hésitant, frappa à la porte.
-Oui ?
-C’est Odd !
-Entre.
Comme d’habitude, Jeremy était devant son ordinateur et pianotait sur son clavier à une vitesse diabolique.
-Jeremy, j’aimerais te demander un truc, Commença Odd.
-Vas-y, Répondit Jeremy en se retournant.
-Ecoute, je sais que tu ne vas pas apprécier tout de suite, mais un membre de plus dans la bande, ça fera une arme de plus pour combattre XANA.
-Ne dis plus rien ! J’ai compris. Tu veux que Laetitia se joigne à nous ?
-Ben ouais.
-Bon, Odd, tu es sûr que bien la connaître ?
-Evidemment ! On a passé neuf ans ensemble !
-Sûr et certain ?
-Oui.
-On va voir ce qu’en pensent les autres.
Il revint sur son écran et Odd sortit en silence. A la sonnerie, les trois garçons entrèrent en classe en compagnie de Laetitia qui blaguait joyeusement. Ils durent subir deux heures de maths avant d’être enfin libres. Ils retrouvèrent Yumi, envoyèrent balader Sissi qui leur tournait autour, puis Jeremy entraîna Ulrich et Yumi dans un coin discret pour leur parler de l’idée de Odd.
-Ce serait pas mal, Approuva Yumi. T’en penses quoi, Ulrich ?
-Je sais pas. Je ne la connais pas, cette fille.
-Odd prétend qu’il la connaît, Coupa Jeremy. Si c’est vrai, alors il n’y a aucun risque.
-Alors, qu’est-ce qu’on fait ?
-On fait un essaie et on verra, Déclara Yumi.
Cette solution fut la bienvenue et Jeremy la dévoila discrètement à Odd qui acquiesça avec enthousiasme. L’attaque ne se fit pas attendre. Elle se révéla juste le lendemain ; une vitre fut brisée au réfectoire. C’était la panique.
-Qu’est-ce qui se passe ? Fit Laetitia en mordant dans un bout de pain sans aucun signe d’inquiétude.
-Pas le temps de t’expliquer, Répondit Odd. Viens.
Les cinq amis coururent jusqu’à l’usine.
-Tiens, j’ne suis pas déjà venue ici ? S’étonna Laetitia lorsqu’ils arrivèrent dans la pièce où se trouvait l’ordinateur.
-Elle a de la mémoire ! Souffla Yumi, admirative. Alors, Jeremy ?
-XANA a activé une tour. Filez à la salle des scanners.
TRANSFER ULRICH
TRANSFER YUMI
TRANSFER ODD
TRANSFER LAETITIA
SCANNER ULRICH
SCANNER YUMI
SCANNER ODD
SCANNER LAETITIA
VIRTUALISATION
Ils atterrirent sur le territoire de la banquise. Laetitia ne savait plus ce qui lui arrivait :
-Eh ! C’est cool, ici ! Enfin bon, on peut me dire ce qui se passe ?
Odd lui raconta brièvement l’histoire, lyoko, XANA, le fonctionnement du monde virtuel, les monstres et leur mission.
-Ah ! Oui ! Fit Laetitia. Bah ! C’est cool !
-Ton kimono aussi, il est cool !
Laetitia regarda ses vêtements. Elle ne portait plus sa jupe Espagnole noire et son débardeur blanc, mais une sorte de kimono avec un haut rouge à manches flottantes et un pantalon orange et large qui retombaient sur une paire de ballerines rouges. Un foulard de la même couleur était attaché à chaque genou, un bandeau orange retenait ses cheveux, une natte rousse pendait joliment dans sa chevelure noire et des crocs pointus dépassaient sur sa lèvre inférieure. Elle ressemblait à une ninja - princesse japonaise (mis à par les crocs, bien entendu).
-Salut ! Lança Aelita en arrivant.
Odd la présenta à Laetitia, puis Jeremy annonça que le comité d’accueil venait d’arriver ; trois cancrelats et deux krabes. Un cancrelat tira sur Laetitia qui s’écria :
-Eh ! Ils sont pas chaleureux, ici !
-S’ils étaient chaleureux, Expliqua Odd en mitraillant les monstres, XANA ne les aurait pas créé !
-Ils sont là pour nous empêcher de désactiver la tour ?
-Tu comprends vite. Au fait, tu n’as pas d’arme.
-Si, Intervint Jeremy. J’ai fait ma recherche. Laetitia, serre ton poing.
Laetitia obéit et une petite boule de feu se forma dans le creux de sa main.
-Oh ! C’est mignon ! Ironisa-t-elle.
Elle lança sa petite bouboule sur un cancrelat qui explosa aussitôt. Soudain, Odd se fit dévirtualiser. Boum, boum, dzing, paf, pouf, etc. puis Laetitia se fit dévirtualiser à son tour. Elle rejoint Odd dans la cour.
-Toujours rien ?
-Non.
Soudain, ils entendirent des bruits de laser. Ils s’avancèrent dans le parc quand une troupe d’araignées géantes en métal surgirent d’un buisson. Odd et Laetitia s’emparèrent chacun d’une branche et les assommèrent une par une. Quand ils eurent terminé, Laetitia demanda :
-C’était quoi ?
-Sais pas, Répondit Odd. Sûrement un monstre créé par XANA.
-Ouais.
Ils se battirent contre plusieurs troupes d’araignées jusqu’à ce qu’Aelita désactive la tour. En se retrouvant dans le réfectoire, Laetitia sourit et attaqua son omelette.

RETROUVAILLES (3e partie)
Saïd

Laetitia se leva, s’habilla et descendit à la cuisine. Sa mère y était déjà. Marie Temaru, une petite brune aux yeux verts moitié japonaise moitié polynésienne, avait un visage dont la finesse exotique la rajeunissait de dix ans. Laetitia a hérité de sa petite taille et de son charme asiatique. Elles se ressemblent, toutes les deux.
- Coucou ! Lança Laetitia en poussant la porte.
- Salut ! Répondit sa mère. Ça s’est bien passé, ton premier et ton deuxième jour à Kadik ?
-Impec. Toi, je t’ais pas vu, pendant ces deux jours. Tu écrivais un article sur le nombre de réverbères allumés de la région, sur le comportement des chauves souris quand une mère néglige ses enfants au point de ne pas leur envoyer un signe de vie pendant plus d’une journée, ou les deux?
-Ne te moque pas de moi. Je faisais un reportage sur le viol dans les boîtes de nuit.
-Ah ! Oui ! Je t’ai vue à « Envoyé Spécial ». Alors, t’as déniché quoi d’intéressant ?
-Des tonnes de témoignages. Je te les montrerais, si tu veux.
-Au fait, je t’ais pas dit ? Y’a Odd au collège Kadik. Tu te souviens de lui ?
-Odd ? Ah ! Oui ! A Marseille ! C’est vrai ! C’est super que vous retombiez dans le même collège.
-Ouais. Bon, j’y vais.
-Tu ne manges pas ?
-Pas faim.
Laetitia prit son sac et sortit de la maison. Arrivée au collège, elle rejoint sa bande, comme en Espagne. Sauf que cette fois, y’avait un truc qui les unissait réellement. Un truc qui les rendait plus forts.
-Salut les gars ! Lança-t-elle. Yumi n’est pas arrivée ?
-Non, Répondit Odd. Tiens ! Voilà Sissou !
-Tu sais, Odd, je me suis déjà demandée si Sissi n’est pas sympa, dans le fond…
-Quoi ?!
-Alors là, pas du tout ! Intervint Jeremy.
-Ben peut-être, Reprit Laetitia, mais je trouve que ce serait marrant de faire l’expérience. Attendez-moi ici.
Odd, médusé, la bouche ouverte, regarda Laetitia se diriger vers Sissi avec un sourire chaleureux. Elle l’aborda gentiment d’un air désolé. Sissi resta d’abord indifférente, puis peu à peu, son attitude devint de plus en plus amicale. Odd se souvint de Manon, une fille bête, frimeuse, égoïste et superficielle qu’il avait connu à Marseille et qui a été la pire ennemie de Odd et Laetitia. Un jour, Laetitia s’était décidée à parler avec elle pour arranger les choses. Depuis, les deux filles étaient devenues des amies inséparables. A la sonnerie, Laetitia revint en souriant : « C’est dans la poche ! ». Pardon, j’allais oublier :
DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING !
Cinq heures. Laetitia rentra chez elle et Odd remonta dans sa chambre. La soirée passa tranquillement. A dix heures du soir, Laetitia eut envie de prendre l’air.
-D’accord, Fit Marie, le nez plongé dans « Géo ». Mais pas plus loin que le collège !
-Ok, maman !
Laetitia prit un sweater et sortit. Elle marcha jusqu’aux collège où elle tomba nez à nez avec un magrébin de dix-huit ans au crâne rasé habillé d’un ensemble Nike, escorté par deux mecs pas plus commodes. Elle le reconnut tout de suite :
-Saïd !
-Tiens ! Atika !
-Qu’est-ce que tu fous là ?
-J’sais pas, je me baladais.
Laetitia regarda son doigt coupé.
-T’as voyagé d’Espagne jusqu’ici ? Pour te balader ?
-Nan, je dors chez ma tante qu’habite pas loin.
-Vas te faire foutre, abruti. J’ai envie d’être seule, ce soir.
-Qu’est-ce t’as dit ?
-Vas te faire foutre !
Le coup était partit. Un coup qui pouvait tuer. Il s’entendit dans toute la rue. Laetitia tomba à genoux, le sang dégoulinant de sa bouche.
Tandis qu’Odd se concentrait sur son devoir de maths, un bruit de coup retentit devant sa fenêtre. Il se leva pour jeter un coup d’œil puis étouffa un cri. Vite, il enfila son sweater, dévala l’escalier sans se faire prendre par Jim et enjamba le portail. C’était bien Laetitia qui gisait sur le trottoir, murmurant avec peine :
-T’es vraiment qu’un salaud.
Le grand magrébin qui se tenait devant elle lui donna une deuxième claque d’une rare violence.
-Je t’ais dit d’aller te faire foutre, connard ! Cria-t-elle.
Cette fois, c’était un coup de pied qui ensanglanta son visage. Laetitia se retrouva allongée sur le goudron tandis que son sang s’étalait par terre. Elle tenta de se relever, mais son agresseur ramassa un bâton pour la frapper dans le dos. Ne pouvant plus se contenir, Odd fonça :
-Eh ! Laisse-la !
Le magrébin leva les yeux et demanda :
-Qu’est-ce tu veux, toi ?
-Odd ! Articula Laetitia avec peine. T’es malade ! Dégage ! Vite !
-Ta gueule, toi ! S’écria Saïd.
-Saïd, tu m’as peut-être coupé un doigt, mais c’est pas pour ça que je vais te laisser faire !
-C’est Saïd ? Demanda Odd.
-Ouais. Et je te conseille de dégager, ok ? Moi, je me démerde !
-Tu veux rire ?
Laetitia se leva péniblement et défia Odd du regard :
-Non !
Elle essaya de courir, l’attrapa par la manche et l’entraîna dans une décapotable rouge où il y avait encore les clés.
-Eh ! S’écria Odd.
-Discute pas !
Odd attacha sa ceinture et s’aperçu que Laetitia ne l’avait pas fait. Il voulu la prévenir mais elle démarra et zigzagua à travers les rues.
-Ouahouuuuuuuuu ! Hurla-t-elle, le sourire aux lèvres.
-‘tentiooooooooooooooon !!!
Le coup fatal. Ils heurtèrent une poubelle. Laetitia freina, mais ils étaient déjà rentrés dans le grillage du parc. Odd failli s’étrangler avec sa ceinture et Laetitia passa par-dessus le pare-brise pour atterrir quelques mètres plus loin. Encore secoué, Odd sortit de la voiture pour aller voir Laetitia ; elle avait perdu connaissance. Il fouilla dans les poches de son amie pour trouver son portable et ouvrit le répertoire : « Alice… A.Maison… A.Maman… voilà ».
Bip-bip !
Marie prit son téléphone. Quand elle vit sur l’écran : « Titia appelle », elle s’inquiéta.
-Allô ?
-Marie ? C’est Odd. Il y a eu un accident. Venez vite au parc !
Clic !
- Kevin ! Cria Marie. Reste là ! Ce ne sera pas long !
Elle sortit, prit la voiture et roula jusqu’au parc. Une fois arrivée, elle vit sa fille allongée sur le sol. A côté, Odd essayait d’éloigner les curieux en pyjama réveillés par le bruit de l’accident. Il raconta brièvement les fais à Marie qui s’écria :
-Saïd ! Oh, non ! Je n’aurais jamais dû la laisser sortir !
-J’ai appelé les urgences ! Annonça un homme.
L’ambulance arriva quelques minutes plus tard. Odd rentra au collège et Marie, à mi-sanglot, reprit sa voiture pour trouver son fils dans la « Palacidelle ». Le lendemain, elle se rendit à l’hôpital pour prendre des nouvelles.
-Plaies au visage, poignet droit cassé, colonne vertébrale abîmée et peau décollée sur le ventre. Elle sera sur pieds dans trois jours, mais elle devra porter un plâtre au poignet et un corset. Elle a eu beaucoup de chance, Madame. Votre fille est très résistante.
-C’est-à-dire qu’elle a l’habitude !
-Dites-moi, est-elle toujours aussi casse-cou et… comment dirai-je… imprudente ?
-Il me semble, pourquoi ça ?
-Parce que démarrer une voiture à treize ans dans la précipitation, ce n’est pas très prudent.
-Je sais, oui, mais son ami m’a expliqué qu’elle voulait fuir un agresseur.
-Alors il y a un témoin ?
-Euh… oui. Il était aussi dans cette fameuse voiture, mais il semblerait qu’il avait attaché sa ceinture alors que Laetitia avait quelque peu oublié la sienne.
-Puis-je me permettre de dire que votre fille est un phénomène ?
-En effet, c’était un accident peu courant.
-Peu courant, en effet, oui. Je vois ça rarement chez des adolescents de cet âge-là. Laetitia est une jeune fille très audacieuse. Mais pour l’instant, elle est encore un petit peu chao. Vous pourrez lui rendre visite dès demain.
-Merci, Docteur. Au revoir.
-Tout le plaisir est pour moi.
Le lendemain, précisément, Marie vint lui rendre visite quelques minutes :
-Je suis pressée. J’ai suspendu mon travail mais je n’ai droit qu’à une demi-heure. Comment vas-tu, ma puce ?
-Bien, bien, comme tu le vois.
-Super. Je te gronderais ce soir parce que je n’ai pas le temps, mais il faut quand même que je te dise que c’était une mauvaise idée.
-Ben je sais pas, fuir Saïd, c’est pas très facile.
-Bon, c’est pas grave je dois y aller.
Elle embrassa sa fille et sortit de la chambre. A cinq heures et quart, Laetitia entendit toquer à la porte.
-Y’a personne ! Répondit-elle.
-Ben on s’en va, alors ! Dit Odd en entrant dans la pièce avec Yumi.
-Coucou, vous deux ! Je ne m’y attendais pas.
-On a fait exprès, Dit Yumi en refermant la porte. Tu vas bien ?
-Ouais, ouais, comme vous le voyez.
Elle avait un plâtre au poignet droit, des sparadraps sur le visage et une atèle dans le dos. Des perfusions la reliaient à des sachets en plastiques remplis de liquides jaunes, rouge ou incolores. Elle était assise sur un lit en pyjama jaune et ses cheveux en bataille étaient attachés avec un élastique blanc qui avait pas mal glissé tandis que quelques mèches emmêlée lui retombaient sur les yeux.
-Et vous ? Ajouta-t-elle.
-Ben… La routine, Répondit Odd.
-Dis, il a quand même fait des dégâts, cet accidents, Remarqua Yumi.
-Mouais… Boh, Saïd y’est aussi pour quelques chose. Le visage, c’est lui, le dos, c’est lui aussi, par contre, le poignet, c’est l’accident. Ah oui, et ça, aussi…
Elle souleva le haut de son pyjama pour montrer son ventre : un grand bout de peau était cousu sur toute la surface, comme un carré de tissu.
-La peau du ventre a été arrachée, expliqua-t-elle. Alors ils m’ont fait une greffe. Au fond, je m’en suis bien sortie.
-Tu reviendras quand ? Voulu savoir Odd.
-Si tout se passe bien, dans deux jours, je pourrai revenir au collège avec un plâtre au poignet et un corset. Faut dire que j’ai eu de la chance.
La visite toucha à sa fin. Deux jours plus tard, Laetitia revint au collège avec, comme prévu, son plâtre et son corset. Et la vie reprit son cours…

RETROUVAILLES (4ème partie)
La multi attaque

Assis sur un banc, Odd et Laetitia attendaient les autres qui étaient encore dans la chambre de Jeremy à faire ils ne savaient pas trop quoi. Ils blaguaient, discutaient et ne s’ennuyaient pas. Au bout d’un moment, Laetitia décida de monter voir ce que faisaient les autres. Odd la suivit.
-Entrez !
-Qu’est-ce que vous faites, là ?
-Rien, Répondit Ulrich.
-On s’ennuie, Ajouta Yumi.
-J’essaie d’installer un programme pour être prévenus des intentions de XANA avant chaque attaques. (Là, vous avez deviné que c’était Jeremy)
-Intéressant, Fit Laetitia. C’est bientôt fini ?
-C’est fini. Voilà ! Maintenant, il ne reste plus qu’à le tester. Alors… la prochaine attaque aura lieu ce soir à dix heures, et… oh ! Mince ! Alors ça, c’est incroyable !
-Qu’est-ce qui se passe ? Demanda Ulrich enlevant les yeux du livre sur Einstein qu’il avait trouvé et qu’il lisait pour la seule raison qu’il n’avait rien d’autres à faire (ce bouquin l’ennuyait à mourir).
-On… on dirait… une sorte de multi attaque !
-C'est-à-dire ?
-XANA va lancer plusieurs attaques en même temps !
-QUOI ?!
-Heureusement qu’on a été prévenus, Fit Laetitia sans manifester le moindre signe d’inquiétude.
-Ce ne sont que des attaques qu’il a déjà lancé, Rassura Jeremy. Mais faudra bouger…
Il lut la liste à voix haute :
« -L’effondrements des bâtiments
-Les rats
-Les frelons
-Teddygozzila
-Le gaz hilarant
-Le réfectoire électrique
-La gélatine infectée
-Les araignées métalliques »
-Les araignées métalliques, c’est les nouveaux monstres que vous avez rencontrés à la dernière attaque ? Demanda Jeremy à Odd et Laetitia.
-Ben oui.
-Ok. Alors on fait un plan et ce soir, à dix heures, soyez prêt.
Jeremy se connecta avec Aelita et ils discutèrent tous un long moments. Ils réussirent à s’organiser, mais la sueur perlait sur leurs fronts (sauf Laetitia, bien sûr) et s’intensifiait à chaque seconde. L’heure H arriva comme un coup de poing. Laetitia se posta devant le réfectoire, Yumi prit Kiwi avec elle devant l’alarme incendie et les garçons coururent à l’usine. Jeremy virtualisa Odd et Ulrich. De son côté, Kiwi semblait pousser de petits gémissements. Yumi mit sa main tremblante sur l’alarme. Les secondes passèrent et semblèrent des heures. Kiwi se mit soudain à hurler comme un loup. Yumi tira l’alarme, et Laetitia sursauta avant de sortir son téléphone pour appeler Jérémy.
-Première étape terminée, Lui dit-elle. La guerre vient de commencer.
Elle raccrocha juste au moment ou Yumi arrivait à travers la foule qui se précipitait pour sortir du bâtiment. Kiwi la suivait en trottinant.
-On commence par où ? Demanda-t-elle.
-Par l’endroit le plus proche, Répondit Laetitia.
-Ok.
Elles entrèrent dans le réfectoire pour récupérer des extincteurs, les déposèrent devant, et partirent hors du collège. Laetitia entra dans le hall d’entrée d’un immeuble et pris l’extincteur qu’elle y trouva. Une vieille dame qui promenait son chien se mit à lui crier dessus et à la traiter de voleuse.
-Désolée, Fit Laeticia en courant, c’est juste une location !
Elle et Yumi firent le tour des bâtiments les plus proches et revinrent devant le réfectoire sans se faire remarquer, les bras chargés extincteurs. Pendant que Laetitia appelait Jérémy pour lui dire qu’elles avaient terminé, Yumi regardait le reste du collège s’effondrer. Plus tard, Ulrich arriva essoufflé. Laetitia avait pris sa place. Jérémy l’appela pour lui assurer qu’elle était bien là-bas et que les frelons ne l’avaient pas embêté. Puis, elle aida Ulrich qui avait pris des lampes de poches au passage, à porter les extincteurs. Laetitia arriva sur lyoko juste au moment où Odd retombait d’un saut périeux spectaculaire. Il était en train de se battre contre un mégatank et deux crabes. Laetitia se fit toucher, et tira sur un crabe. Puis elle fit exploser le mégatank. Mais à ce moment-là, deux cancrelats et trois frôlions arrivèrent. Odd bondit, tira sur un frôlions et se fit dévirtualiser par un cancrelat. Il se fit aussitôt revirtualisé. Mais il tomba en avant. Laetitia le rattrapa et demanda:
-T’es sûr que tu vas tenir le coup ?
-J’suis obligé, Répondit Odd.
-Tu sais, moi, pour avoir la pêche, j’me pique une bonne crise de rire avec des potes. Mais c’est pas vraiment le moment d’organiser une pyjama party…
Pendant ce temps, au collège, Yumi et Ulrich se battaient contre les rats. Ulrich jeta par terre le troisième extincteur qu’il venait de vider, et la deuxième lampe de poche de Yumi n’avait presque plus de piles. Heureusement, il n’y avait presque plus de rats. Quand le dernier fut repartit, Ulrich appela Jérémy pour lui dire qu’ils avaient fini. Quand il raccrocha, il vit Yumi s’appuyer contre le mur du réfectoire avant de pousser un cri. Elle avait reçu une décharge. Elle s’effondra par terre. Ulrich l’aida à se relever, même si elle avait encore du mal à tenir debout. Laetitia arriva en courrant pendant que Ulrich s’éloignait dans le parc pour revenir sur lyoko. Elle aida Yumi à marcher jusqu’à la cabane du parc. Là, Yumi se sentait un peu mieux. Elles prirent des outils pointus et s’enfoncèrent dans le parc. Au bout de deux minutes, elles entendirent des bruits de métal et de lasers. Laeticia serra son couteau dans sa main. Yumi essuya la sueur sur son front. Soudain, un cancrelat surgit derrière elles et tira sur Laetitia qui l’esquiva avant de se retrouver à plat ventre sur l’herbe humide. Yumi se prépara à faire un saut périeux, mais se rappela qu’elle n’était pas sur lyoko. Alors elle se contenta de tourner autour jusqu’à ce qu’elle put planter un sécateur dans le mile. D’autres bestioles arrivèrent. C’était les araignées géantes. Yumi eu l’air surprise.
-C’est ça, les araignées métalliques ? Demanda-t-elle.
-Ben oui, Fit Laetitia en faisant exploser un à un les monstres en métal. Je les ais appelé les boîtes de conserves. Mais faudra leur trouver un nom plus… approprié à des araignées, surtout si elles ont été créées par XANA.
-Je trouve qu’elles ressemblent assez aux Salticides, Suggéra Yumi en balayant une araignée d’un coup de pelle.
-Tu trouves ? Dit Laetitia en secouant sa jambe sur laquelle une bestiole était accrochée. Moi, je penserais plutôt aux Xisticus.
-Ou plutôt l’Orbitèle.
-Ou… la Tarentule ?
-Tu penses quoi de l’Ulotriques ?
-Sais pas… En tout cas, j’en connais un qui regretterait d’avoir raté cette discution. T’en penses quoi ?
-Je suis d’accord.
Elle continuèrent de se bagarer avec les monstres jusqu’à ce qu’il y en ai plus. Laeticia appela Jérémy pour lui demander de lui envoyer Odd. Yumi la salua et couru à l’usine. Odd arriva peu après, quand Laetitia l’attendait devant le réfectoire.
-Alors ? Fit-il en arrivant.
-Bien, tout marche comme prévu, Répondit Laetitia. Ça avance, sur lyoko ?
-Mmm… Ben… Disons que Ulrich se bat seul avec 20 points de vies contre deux cancrelats trois blocs et trois krabes, à part ça, tout va bien.
-Et c’est sensé être… rassurant?
-A mon avis, non.
-Je me disais…
Soudain, le sol se mit à trembler. Ils entendirent des bruits de pas et des cris effrayés.
-Tiens, Fit Laetitia avec un demi-sourire, c’est notre bon gros nounours qui vient nous dire bonjour !
-Et on va l’accueillir chaleureusement, Dit Odd du même ton.
Ils coururent en direction des pas. Odd aperçu enfin une oreille ronde par-dessus un immeuble.
-Par-là ! Cria-t-il.
Après avoir couru encore, ils se retrouvèrent en face de la grosse peluche vivante. Odd cru un moment que la mission serait trop dure, voire impossible, quand Laetitia eu une idée. Elle demanda à Odd de trouver une grande corde pendant qu’elle faisait diversion. Odd obéit sans trop comprendre son plan. Mais c’était lui que le gros nounours poursuivait. Alors, Laetitia pris un gros caillou et, avec une force incroyable, elle le jeta dans la tête de l’ours avant de lui crier :
-Eh! Oh! Teddy ! Vient par-là ! Tu sais que ce n’est pas bien d’attaquer des innocents ? Méchant nounours !
La peluche tourna la tête vers elle et se mit à marcher dans sa direction.
-C’est bien, mon gros ! L’encourageait Laeticia en reculant. J’en connais un qui va avoir du bon miel à dîner ! Alleeeeer ! Viens voir maman !
Odd la regardait d’un air inquiet tout en enroulant autour de son bras une longue corde qu’il avait trouvée devant un arbre. Puis, il lui fit signe qu’il avait la corde.
-Génial ! Lui cria son amie. Dépêche toi ! Je suis bientôt bloquée !
Elle reculait dans une impasse. Odd couru avec la corde qui frottait le sol derrière lui.
-Bien, Fit Laetitia à son arrivée, maintenant passe-moi un bout, prend l’autre, et fait le tour du nounours.
-Et après ? Demanda Odd.
-Tu verras. Grouille, ça urge !
Odd couru de l’autre côté. Ensuite, quand Laetitia vit qu’il était en place, elle fit un tour complet de façon à ce que la corde entoure les pattes du gros ours.
-C’est bon ! Cria-t-elle à Odd. Maintenant, tire sur la corde !
Ils tirèrent tous les deux. L’ours perdit l’équilibre et tomba… sur Laetitia
-Laetitia ! Hurla Odd.
Il couru vers la tête de l’ours. Laetitia était dessous. Paniqué, Odd essaya de se faufiler sous la nuque, mais son amie n’était pas là. Il l’appela.
-Laetitia !
-Je suis là ! Répondit une voix.
Odd se retourna. Laeticia avait la moitié du corps sous l’épaule de la grosse peluche. Odd accouru et s’accroupi à côté d’elle.
-Ça va ? Demanda-t-il.
- Ben… ça ne se voit pas ? Aïe !
-Attend ! Reste calme ! Heu… Une seconde…
-Pour commencer, tu pourrais m’aider ?
Il l’aida à se dégager et à se relever, mais elle vacilla et tomba à genoux. Ses jambes lui faisaient trop mal. Odd appela Yumi pour lui annoncer la mauvaise nouvelle. Mais Yumi avait éteint son portable parce qu’elle était déjà en salle de chimie. Alors il appela Jérémy.
-Odd ?
-Jérémy, y a un blême. Laetitia s’est fait écrasé par nounours.
-Mince ! Qu’est ce qu’on fait ?
-C’est bon, Fit Laetitia, je peux continuer.
-Elle dit qu’elle peut continuer… Dit Odd à Jérémy. Hein ?... Ben si…
Agacée, Laetitia prit le téléphone.
-Ça va ! Dit-elle à Jérémy. Je me suis rien cassé ! Je suis… Aïe !… En pleine forme !
-T’es sûre ? Fit Jérémy.
-Mais oui ! Faut qu’on se grouille !
-Bon, OK.
Il raccrocha. Odd aida Laetitia à marcher jusqu’à la salle des scanners. Ils rejoignirent Ulrich qui se fit dévirtualiser à leur arrivée. Il y avait deux cancrelats et trois krabes. Laetitia tira sur un krabe, se fit toucher par un autre et évita le coup d’un cancrelat. Puis, Odd bondit et fit exploser un cancrelat. Aelita aperçu la tour. Elle couru dans sa direction, mais se fit toucher deux fois de suite par un krabe.
-Barre-toi ! Hurla Jérémy paniqué. Plus qu’un coup et bye bye !
Aelita se cacha derrière un rocher. Laetitia se mit devant elle pendant que Odd faisait diversion. Mais le cancrelat se dirigea vers les filles et tira sur Laetitia qui tomba sur le côté. Aelita était maintenant sans défense. Le cancrelat se prépara à tirer sur la pauvre humanoïde… tira… Laeticia bondit… essaya de passer devant Aelita à temps… mais quand elle lui toucha l’épaule, le laser n’était plus qu’à un centimètre de Aelita… Jérémy ferma ses yeux remplis de larmes… tout semblait se passer eu ralentis… le laser toucha Aelita… et (affreux suspense, hein ?)… la traversa ! Puis, il explosa sur le rocher derrière elle. Le temps repris son rythme normal. Laetitia et Odd dévisagèrent Aelita d’un air étonné. Aelita, elle, tâtait son ventre sans comprendre. Puis, ils eurent tous un grand sourire, sauf Jérémy qui avait toujours les yeux fermés. Laetitia tira sur le cancrelat et regarda Aelita qui se décida à parler pour rassurer Jérémy.
-C’est bon, Jérémy, Dit-elle. Je vais bien.
-A… Aelita ? Fit Jérémy. Comment…
-Moi non plus je n’en sais rien, Dit Laetitia sans bouger.
Odd rejoint les filles.
-Ça va ? Demanda-t-il à Laetitia.
-Oui, ça va.
Elle examina ses mains.
-Qu’est ce qui c’est passé ? Murmura-t-elle.
-Et bien… Commença Odd. Le laser a… Je veux dire... J’ais cru que le laser… Enfin… J’ais cru le voir passer à travers Aelita…
-Mais c’est impossible, Dit sagement Aelita.
-Peut-être que si, Remarqua Jérémy en pianotant sur son clavier. On a vu que tu n’avais pas de pouvoir, et on a du se tromper.
-Un pouvoir ?
-Je crois que… Oui, c’est ça ! J’ai trouvé !
-Eh ! Doucement !
-C’est ça, ton pouvoir !
-Génial, mais… c’est quoi exactement ?
-Tu peux passer à travers les lasers. Mais qu’une seule fois par plongée sur lyoko.
-Ah, ok !
-Bon, maintenant, il faudrait qu’Aelita désactive la tour avant que d’autres monstres n’arrivent.
-J’y vais, Fit Aelita en s’éloignant.
La tour fut désactivée, et le retour vers le passé sauva la vie de Yumi qui s’étouffait en salle de chimie (les bouteilles d’eau étaient vides…).

RETROUVAILLE (5ème partie)
Jour de grève

Kevin se leva avec amertume. « Ouais, ouais, demain y’a grève, je sais. Mais je m’ennuie, ici ». Il descendit à la cuisine où sa mère préparait le petit déjeuner. Laetitia arriva après lui, souriante.
-Coucou tout l’monde ! Fit-elle. Bien dormit ? C’est super qu’il y’ai grève, demain.
-Ouais, ouais, Grogna Kevin.
-Ben quoi, t’es pas content ?
-Non. Je m’ennuie, ici. Y’a que des filles.
-Ça, on n’y peut rien, Se moqua Marie. Mais si tu t’ennuies, tu n’as qu’à inviter un copain à dormir pendant les vacances.
-Mais les vacances, c’est dans trop longtemps.
-Non, c’est dans deux jours.
-Toutes façons, j’ai qu’un copain et il est au collège.
-Odd, je parie, Fit Laetitia en remuant la cuillère dans son chocolat chaud.
-Eh bien alors ? Dit Marie. Tu n’as qu’à inviter Odd, puisque c’est aussi à ami de Laetitia. Comme ça, y’aura pas de jaloux.
-Je suis jamais jalouse, Maman, Coupa Laetitia.
-C’est une bonne idée, Dit Kevin.
-Alors on fait ça. Je lui transmettrai le message. Bonsoir tout l’monde !
Elle sortit de la maison laissant la moitié de son chocolat chaud dans le bol.
DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING !
Cinq heures. Odd raccompagna Laetitia. Quand ils arrivèrent devant la porte, Laetitia attaqua :
-Odd, tu fais rien demain ?
-Non, pourquoi ?
Voilà. Kevin était super content à l’idée d’accueillir son ancien pote chez lui. Laetitia aida Odd à installer la chambre d’amis qui se trouvait au fond du salon. Une petite chambre très sympa et toujours prête à accueillir de un à quatre invités (y’avait un lit double et un lit superposé). La fenêtre du fond donnait vue sur le jardin – une grande pelouse entourée d’arbres – et celle qui se trouvait au dessus du lit double sur une magnifique barrière de bambou ornée de plantes grimpantes. La tapisserie blanche illuminait la pièce et un placard était creusé dans l’un des murs. Odd posa ses affaires et rejoint les autres dans le salon où régner une bonne ambiance. Pour le dîner, Titi (Lisa, la sœur jumelle de Marie) se joignit à eux. Pas besoin de la présenter, elle est comme sa sœur… Le dîner fut très animé.
-Laetitia ! Fit Marie (Laetitia faisait flamber des bananes aux fourneaux). T’as entendu ce qu’a dit Titi ?
-Hein ? Oui… euh… non… *Aïe* !
-Que se passe-t-il ?
-Je me suis brûlée. C’est rien. Voilà. Place !
Elle déposa les bananes flambées (et qui flambaient encore) sur la table. Puis, après avoir attendu que les flammes s’éteignent, s’assit en déclarant :
-Bon, ben moi, maintenant, je bouffe. Si y’en a pas assez, vous vous démmerdez. (Charmante, comme d’hab’)
Clafoutis sautillait autour d’elle et quand elle laissait tomber sa main dans le vide avec de la nourriture dedans, elle se le faisait piquer par Mister Ventilo.
Mon chien il faisait pareil. Un jour, ma tante avait des chips dans la main, elle a mit sa main sur ses genoux. Alors elle sent que ça glisse et puis on entend « Cric cric cric »… ou « Crac crac crac », j’arrive pas très bien à déterminer le son… à moins que ça fasse les deux en même temps.
Après le dîner, Lisa rentra chez elle et ils s’installèrent tous dans le salon. Laetitia mit un fond de musique bolywoodienne et s’installa sur le tapis avec ses toutous adorés. Elle apprit à Clafoutis à donner la patte et Mister Ventilo lui piqua un petit papier qui était glissé dans sa poche. Il le lâcha à la hauteur de Odd qui lut : « Laetitia, je t’aime. Nicolas ». Laetitia le ramassa.
-C’est rien, Dit-elle, gênée.
Elle le déchira en deux et jeta les deux bouts à Mister Ventilo qui le déchiqueta entièrement. Odd fut prit d’un fou rire.
-Si tu fais allusion à ce bout de papier, ben y’a pas de quoi rire ! Grogna Laetitia en commençant à tresser les cheveux de sa mère.
Odd continua de rire pendant que Kevin essayait de récupérer ce qu’il restait du message. Puis ils se racontèrent des blagues.
-Pourquoi une cone (Laetitia détestait dire « les blondes ») nage-t-elle au milieu de la piscine ? Commença Laetitia. Parce qu’elles sont un peu cones sur les bords.
Kevin éclata de rire. Laetitia reprit :
-Et pourquoi une cone nage-t-elle au fond de la piscine ?
-Je sais pas.
-Bah, parce qu’au fond, elles sont pas si cones.
-Au lit ! Annonça Marie.
-Déjà ?

RETROUVAILLE (6ème partie)
Une super journée

Ce matin, Odd se leva de bonne humeur. Y’avait grèveuh ! Dans la cuisine, il y avait déjà Laetitia qui tirait la langue sur un mot croisé avec un bol de chocolat chaud à côté d’elle.
-Salut, Odd, Fit-elle sans lever la tête.
-Comment t’as su que c’était moi ?
-Sais pas. Le flair, peut-être. T’as bien dormit ?
-Oui et toi ?
-Comme d’hab’, comme d’hab’. Et toi ?
-Euh…
Ils éclatèrent de rire.
-Qu’est-ce qui se passe, ici ? Dit Marie, debout dans le cadre de la porte.
-Nous ? Répondit Laetitia. Oh, rien. Et toi ?
-Ben j’étais en train de passer et je vous ai entendus.
-Qui veut du nutella ? Il en reste un fond.
Kevin les rejoint et ils décidèrent de faire une petite virée à la patinoire. Yumi et Ulrich acceptèrent de se joindre à eux. Ils se retrouvèrent tous à la patinoire : Yumi, Ulrich, Laetitia, Odd et Kevin. Ils choisirent une petite patinoire très sympa et pas très encombrée. Laetitia fut la première à se lancer. Elle tourbillonnait sur la glace comme une vraie pro. Elle montra à Yumi la « discothèque », une sorte de terrain de glace où il y avait des pentes. Pour mieux vous rendre compte, imaginez une boum avec la sono à fond, les lumière et tout, sur des pentes et des circuits de glaces. C’est ça, la « discothèque ». Laetitia descendait les pentes à fond. Elle bougeait tellement qu’elle fut bientôt obligée de se mettre en T-shirt.
-PLAAAAAAAAAACE ! Hurla-t-elle avant de heurter Odd. Oups !
Elle fonçait en marche arrière, soulevant sa casquette à chaque fois qu’elle passait devant une dame d’un certain âge. Tandis qu’elle allait rentrer dans un mur (toujours en marche arrière), Odd cria :
-‘tention !
-Hein ?
Elle se retourna, dérapa de justesse, tourbillonna, frôla Odd et freina un peu plus loin en envoyant de la glace sur Kevin.
-Une heure, Annonça-t-elle en consultant sa montre. Si on allait bouffer ?
Une fois installés dans le bar, les cinq amis jetèrent un coup d’œil au menu. Laetitia sortit un bloc note et un crayon de son sac :
-Qu’est-ce que je vous prends ?
-Tu te ballades toujours avec un crayon et un carnet dans ton sac ? Fit Odd, à côté d’elle.
-Oui, on sait jamais. Bon, vous prenez quoi ?
Le serveur vint leur demander leurs commandes. Pour toutes réponses, Laetitia arracha la feuille de son bloc note et la lui donna en disant « Ne gâchez pas de papier ». Le serveur se mit à rire et alla chercher les sandwichs.
-Je fais ça à chaque fois, Confia Laetitia.
PS : Le truc du papier, g pas encore essayé alors pour l’instant, je le déconseille – enfin, bon, si vous voulez faire l’expérience, vous enverrez le témoignage ici !
Après le déjeuner, ils retournèrent sur la piste. Odd souriait. Tout semblait parfais. Au moment où ils décidèrent de rentrer, Kevin se cogna contre une belle blonde de 40 ans accompagnée d’un petit asiatique de trois ans et une petite fille de six ans de la même origine.
-Isa ! S’écria Laetitia. Qu’est-ce que tu fais ici ?
-Et toi ? Répondit Isa.
-Boh rien, je me ballade. Alors Isa, Odd, Yumi, Ulrich. Et elle, c’est Isabelle, ma voisine. Et là, c’est Jade et Matis.
Elle désigna les deux enfants.
-Vous restez ? Demanda Isabelle.
-Non, on allait rentrer, là.
-On fait la route ensemble ?
-Ok !
En rentrant chez elle, Laetitia répondit au téléphone.
-Allô ? Ah ! Papa ! Salut ! Ouais, et toi ? Ok, super. Ah ouais ? Ok. C’est vrai ? Je peux parler à Lilian ? Ben oui, c’est ma petite sœur, quand même ! Ouais, je sais. Oui, bisous.
Il y eut un silence et elle reprit.
-Lilian ? C’est toi ? Comment vas-tu, ma puce ? Super. Oui, moi aussi. Ah ouais, c’est vrai ? Mais c’est génial, ça ! Ouais. Ah bon ? C’est vrai ? Oh… ah oui ? Eh bien je vais en parler à Maman ! Oui, ma chérie ! Oui, moi aussi, je t’aime. Oui, gros bisous ! Aller, au revoir !
Elle raccrocha et alla voir sa mère :
-Maman, faut que tu rappelles papa.
-Pourquoi ça ?
-Parce que Lilian veut venir ici.


RETROUVAILLE (7ème partie)
Lilian

Ce matin-là, Odd fut réveillé par des léchouilles sur le visage. Il ouvrit les yeux et vit… Kiwi ! Derrière, Laetitia, assise au bout du lit, souriait.
-Jeremy s’est levé tôt, Expliqua-t-elle. En passant devant ta chambre, il a remarqué que tu l’avais oublié. Alors il l’a apporté.
-Kiwi ! S’écria Odd. Comment est-ce que j’ais pu t’oublier !
-Il était caché sous le lit depuis avant hier.
Elle était encore en pyjama. C’était un ensemble en velours avec comme motif une peau de tigre. A ses pieds, elle avait une paire de pantoufles assorties. Ses cheveux étaient attachés en queue de cheval par un élastique avec une fleur blanche. Odd regarda sa montre. 6h du matin. Dehors, il faisait encore légèrement sombre. Il fourra son visage dans son oreiller, ce qui fit rire Laetitia. Il se redressa et vit Kevin entrer dans le salon en se frottant les yeux. Il avait un pyjama rouge, il était pieds nus et tenait dans sa main gauche un petit tigre en peluche d’environ 10cm de long (vous pouvez vérifier, c’est minuscule).
-Bonjour, Kinou, Fit Laetitia. Bien dormi ?
-Ouaaaaaah ! Ouais. Pourquoi vous êtes déjà réveillés ?
-Pourquoi tu es déjà réveillé ?
-Moi ?
-T’en connaît beaucoup, des Kinous ?
-Ben…
-Dites donc, Fit une voix derrière lui, déjà debout ?
Mme Temaru, en chemise de nuit bleue, se tenait appuyée contre la porte.
-Ouais, Répondit Laetitia.
-Au fait, votre père envoie Lilian ici demain.
-Cool !
Laetitia rêvait de revoir sa petite sœur un jour.
Odd se leva et alla comme un robot s’habiller dans la salle de bain. Quand il ressortit, il n’y avait plus personne. Il s’assis alors sur le lit et caressa Kiwi qui lui reniflait les jambes. Laetitia apparu dans l’entrée. On aurait dis qu’elle était complètement métamorphosée. Ses cheveux en bataille étaient maintenant soigneusement coiffés et retenus avec un bandana jaune. Elle était habillée d’un jean pattes d’éléphants et un débardeur en lycras blanc avec une petite étoile rouge à la hauteur de la poitrine. Odd en conclut que c’était les vacances. Lui ? Oublier les vacances ? C’est louche, ça. Il préféra poser la question, quitte à se faire passer pour un idiot, mais avec Laetitia, aucun risque. Elle haussa les épaules en disant :
-Ben oui, si je mets du jaune, c’est que c’est les vacances.
Bien sûr, c’était logique. Odd est peut-être nul en maths, mais il sait bien Laetitia + Jaune = vacances ! Pour elle, c’est la couleur de l’été (les vac’z, quoi).
-Bon, Fit Laetitia, t’as faim ? Le p’tit déj est servit.
Cette journée se déroula comme la première, mis à part l’état d’excitation de Laetitia à l’idée de retrouver sa petite sœur. Le lendemain, elle se leva sans peine et pris son petit déjeuner très tôt. Elle était tellement en forme qu’il était pour elle impossible de rester au lit plus longtemps. La cuisine était calme. Laetitia avait l’impression de ne pas avoir vu Lilian depuis des mois, voir des années. Marie se leva bien après elle. Elle venait de terminer de se préparer quand sa mère descendit à la cuisine.
-Et bien, Dit cette dernière en bâillant, tu es bien pressée, ce matin. Tu as un rendez-vous ?
-Non, je me suis réveillée à 5h du matin, et je n’ai pas pu attendre plus tard que 6h.
-Il est déjà 7h et quart. Dis donc, tu es bien habillée, on dirait que tu vas à une boom !
Marie était la mieux placée pour le remarquer.
-Bien, on va chercher Lilian à l’aéroport cet après midi à 6h.
Odd les rejoint, puis Kevin. La journée passa à une vitesse hallucinante. Odd, Kevin et Laetitia décidèrent de faire un petit tour en ville. Mais un petit incident gâcha cette journée trop belle : le métro partit avec Kevin et Odd… sans Laetitia. Elle appela Odd pour lui dire que tout va bien :
-Ne m’attendez pas, je rentrerai seule.
Et elle prit le métro suivant et descendit plus loin. Sur le chemin, elle croisa Yumi.
-Coucou !
-Salut, Répondit Yumi.
-Quoi d’neuf ?
-Pas grand chose. Et toi ?
-Ma petite sœur va venir ici.
-Tu vas où, là ?
-Chez moi. Normalement, je devrais être avec Odd et Kinou, mais le métro m’a oublié.
-Tu veux que je t’accompagne ?
-Tu y tiens ?
-Ben… ça m’arrangerais, parce que mes parents s’entendent pas très bien, en ce moment, et je n’ai pas du tout envie de subir encore une de leur dispute.
-Ok
Elle la suivi chez elle. Quand les filles arrivèrent, Marie salua cordialement Yumi et dit à Laetitia qu’ils allaient bientôt partir. Yumi accepta de venir aussi. La voiture se chargea en un clin d’œil : Yumi monta devant avec Marie et Laetitia à l’arrière entre Odd et Kevin. Quand ils arrivèrent à l’aéroport, ils sautèrent de la voiture. Il y avait beaucoup de monde et Kevin failli se perdre. Devant l’avion, Laetitia n’arrêtait pas de sourire et de blaguer. Les passagers descendaient peu à peu et l’avion fut bientôt presque vide. Mais toujours pas de Lilian. Puis une hôtesse sortit en tenant dans ses bras une petite brunette de 4 ans vêtue une robe hawaïenne rouge avec des fleurs blanches et des claquettes bleus. Ses cheveux étaient lâchés, et elle souriait.
-Lilian ! Hurla Laetitia à travers la foule.
Elle couru en direction de l’hôtesse et pris la fillette qui lui tendait les bras. Marie les rejoint, suivie de Kevin, Odd et Yumi. Marie serra la petite fille qui essayait de faire un bisou à Kevin. Pour le retour, Laetitia dû prendre Lilian sur ses genoux. La petite fille était très bavarde.
-Je suis contente de te revoir, Laetitia, Dit-elle. Toi, aussi, maman. Et toi aussi, Kevin. Et qui c’est, eux ?
-Des amis, Répondit Laetitia en essayant de la faire tenir tranquille. Odd et Yumi.
-Enchantée !
Dès qu’ils arrivèrent, Yumi rentra chez elle et Lilian pris une chambre en haut des escaliers, qui donnait vue sur le hall d’entrée. La soirée était plus animée que d’habitude. Le soir, tout le monde s’endormi tranquillement.

RETROUVAILLES (8ème partie)
Les ennuis commencent

Bip-bip !
-Wah !
Ouf ! C’était le réveil. Laetitia l’éteignit et voulu se rendormir, mais elle n’était pas fatiguée. Elle souleva la couette et sentit un courrant froid dans ses jambes. Elle se leva et alla s’habiller. Puis, elle se coiffa d’une tresse qui retombait sur l’épaule droite et descendit. En passant devant le salon, elle entrouvrit la porte pour voir si Odd dormait encore. C’était le cas. Alors, elle vit en haut des escaliers la porte de la chambre de Lilian grande ouverte. Intriguée, elle jeta un coup d’œil. Lilian était réveillée et tripotait sa poupée de chiffon. Laetitia resta à l’entrée.
-Tu veux petit déjeuner ? Demanda-t-elle en souriant.
-Ouais, Répondit Lilian.
Elles descendirent toutes les deux dans la cuisine. Marie y était déjà. Elle remplissait un sac. Laetitia la détailla : manteau, clés à la main, chaussures à talon ; elle allait sortir.
-Où tu vas ? Demanda Laetitia.
-J’as complètement oublié de vous dire, Répondit sa mère. Je dois partir un mois au japon.
-Pour ton travail ?
-Oui, c’est ça. Titia, je te confie les enfants et la maison. Tu sais cuisiner, tu es responsable et je sais que je peux compter sur toi.
-Ok.
Lilian fondit en larmes. Marie l’embrassa.
-Vous allez me manquer.
-Toi aussi.
Laetitia entendit la porte s’ouvrir. Odd et Kevin, réveillés par les cris, se tenaient à l’entrée de la cuisine.
-Qu’est ce qui se passe ? Demanda Kevin en se frottant les yeux.
-Maman va partir un mois au Japon pour son travail, Répondit sa grande sœur.
-Maman !
Il couru serrer sa mère dans ses bras. Une fois la crise terminée, Laetitia embrassa sa mère. Puis, Marie s’en alla à l’aéroport. Laetitia nourrit les chiens et sortit de quoi petit-déjeuner. Mais elle et Odd étaient les seuls à avoir faim.
-Ecoutez, Dit Laetitia d’un ton calme, maman ne part que pour un mois. Ce n’est pas long. Vous verrez, le temps passe vite. Maintenant, mangez un peu. Après, on verra ce qu’on va faire aujourd’hui.
Après le petit déjeuner, Laetitia monta dans sa chambre pour se préparer et préparer Lilian tandis que les garçons se débrouillaient. Puis ils se réunirent dans le salon, décidèrent du programme et appelèrent Yumi ; celle-ci accepta et ils se retrouvèrent tous au zoo de Jurques. Laetitia paya les entrées et ils s’enfoncèrent dans le parc.
-On arrive juste à temps pour le spectacle de perroquets, Déclara Kevin, ravi.
Comme il n’y avait plus de places, ils se contentèrent de regarder debout, juste à côté. Laetitia prit Lilian dans ses bras pour qu’elle puisse voir. C’était très drôle ; Laetitia éclatait de rire quand le perroquet nommé Pépite faisait son caprice. Quand le spectacle fut terminé, la bande continua sa visite. Laetitia mitraillait les animaux avec son appareil photo numérique, un petit bijou que sa meilleure amie d’Espagne lui avait offert pour ses 13 ans. Avant chaque sortie, elle n’oubliait jamais de vider la mémoire sur son ordinateur et de changer les piles. L’atmosphère tropicale de ce zoo était pour elle un vrai paradis, surtout avec te tous ces beaux animaux…
-Ah ! Dit Lilian, perchée sur ses épaules. Voilà les tigres !
-Génial ! S’écria Laetitia en prenant son appareil.
Odd n’avait jamais vu Yumi aussi joyeuse. La jeune fille était attendrie par Kevin et répondait à ses questions avec un amusement peu commun chez elle.
« C’est vraiment une famille fantastique », Pensa Odd en regardant Lilian éclater de rire, perchée sur les épaule de Laetitia qui blaguait en zoomant avec son appareil.
-Miaou ! Cria Laetitia quand l’un des félins se mit à rugir.
Lilian et Kevin furent pris d’un fou rire. La petite bande continua la visite. Ils croisèrent plusieurs félins. Laetitia prenait photos sur photos et faisant des commentaires sur les comportement, tout en répondant aux questions de Lilian avec beaucoup d’humour.
-Pourquoi il bâille ? Demanda Lilian devant les lynx.
-Parce que le facteur est en retard, Répondit Laetitia tout en tirant la langue pour bien cadrer Kevin et Yumi qui formaient un tableau à ne pas oublier (Yumi souriait en regardant Kevin qui essayer d’attirer les fauves vers lui).
Lilian éclata de rire :
-Non, mais pour de vrai ?
-Ben je sais pas, demande-lui.
-Comme s’il avait que ça à faire ! Ironisa Odd.
-Ben ouais, mais toutes façons, s’il fait un seul truc dans sa vie, c’est sûrement pas ça.
Et, sans prévenir, elle prit un gros plan de Odd.
-Eh !
-Ah ! Désolée, mais j’avais pas le choix. T’es plus mignon, naturel.
Elle se dirigea vers les girafes qui marchaient gracieusement.
-Tiens, voilà Marcel ! S’écria Laetitia en voyant la première se lever.
Chaque fois qu’un des animaux se levaient, il était baptisé par « sœur Laetitia » : Gertrude, Jean-Claude, Petrouchka, Cunégonde…
-Ah ! Le dernier ! Souris, Jean-Eugène !
Le flash jaillit et la petite troupe passa aux oiseaux. Perroquets… mouais, bof.
-Tiens ! C’est marrant, ça ! S’écria Laetitia en désignant une sorte de héron avec une crête jaune qui faisait penser à une couronne.
Elle prit deux ou trois photos et rangea l’appareil pour laisser les piles se reposer un peu.
-Va y’avoir « Les ailes du fard ouest », Annonça Yumi.
Ils s’appuyèrent sur la barrière de bois qui entourait une plaine déserte. Un squelette en pièce détachée s’entassait sous un panneau et de grandes planches de bois taillées en forme de bâtiment comme on les voit dans « Lucky Luke » servaient de décor au fond de la « scène ». Sur l’une de ces « maisons », une bande jaune affichait en écriture noire : « Jurques City ». Un homme déguisé en cow-boy monté sur un cheval blanc arriva au trot. Il présenta plusieurs rapaces et leurs techniques de chasse. Laetitia, qui adore les hiboux, prenait des gros plans hilarants et attendrissants. A la fin du spectacle, une femme passa avec un python royal. Avec l’appareil de Laetitia, Yumi prit un gros plan de Laetitia, de Odd et de Kevin avec le reptile autour des épaules. Ils rencontrèrent les chèvres. Laetitia prit un bébé dans ses bras et Yumi la prit en photo par surprise. Puis les deux filles échangèrent les rôles. Lilian, effrayée par le grand bouc noir qui s’avançait vers elle, se mit à pousser des cris. Laetitia la prit dans ses bras et réussit à la convaincre de caresser son agresseur. Prise de confiance, Lilian n’avait plus peur du tout. Ils continuèrent de marcher et s’arrêtèrent devant les fennecs.
-Oh ! C’est trop mignon ! S’extasia Laetitia en prenant son fidèle appareil.
Laetitia et son appareil photo sont inséparables. Il est carrément inenvisageable d’espérer que Laetitia l’oublie au moins une occasion particulière. IMPOSSIBLE. Ils passèrent aux singes.
-Eh ! C’est Rafiki ! Lança Kevin.
-Eh ! Akuna Matata, ça te dis quelque chose ? Demanda Laetitia à un macaque.
Le singe la regarda, puis il commença à escalader un tronc d’arbre.
-Apparemment, non, Siffla Laetitia en zoomant avec son appareil.
Quand ils arrivèrent devant une panthère noire, le fauve leur souffla dessus.
-Oh là ! Il est de mauvais poil, aujourd’hui, le minou ! Ironisa Laetitia.
Comme ses épaules commençaient à lui faire mal, elle relaya Lilian à Odd. Le félin rugit en lançant un regard menaçant à ses visiteurs. Cette fois, Laetitia répondit carrément avec le petit « Mi-i-i-iiiiiii !!! » de Pépita. Kevin éclata de rire et insista pour prendre une photo.
-Non, Kevin !
-Aller, s’il te plait !
-Bon, si tu le casses, tu le payes avec ton argent de poche !
Elle lui montra comment on s’en servait. Kevin réussit à prendre trois photos de la panthère et rendit l’appareil à Laetitia. Ils croisèrent encore des singes et la visite se termina.
-C’était génial ! S’écria Kevin dans le tramway.
-Ouais ! Renchérit Lilian.
Ils rirent un coup en regardant les photos puis à l’arrêt, tout le monde rentra chez soit.
Euh… PS : Le zoo de Jurques existe vraiment, mais en fait, il se trouve près de Caen, en Normandie, et pas du tout en région parisienne. Je vous conseille d’y faire un tour, c’est un vrai paradis. J’y suis allée, j’en garde un souvenir extra ! Bon, revenons à notre récit :
Quinze jours passèrent. La rentrée des classes tant redoutée arriva, et une journée de cours éveilla les rêveurs… En sortant du collège, Laetitia alla chercher Lilian à la maternelle et Kevin à l’école puis les raccompagna à la maison. Le téléphone sonna.
-Allô ? Dit Laetitia. Maman ? Oui ?
Il y eut un silence puis Laetitia reprit la parole :
-QUOI ?! Attends ! C’est une blague ! Non ? Bon. Ok, bonne chance. Bisous !
Elle raccrocha et se laissa tomber dans un fauteuil en marmonnant :
-La poisse !



RETROUVAILLES (9ème partie)
Une vie sans mère

-La poisse ! S’écria Odd en voyant un beau grand « 0 » sur la feuille d’interro de maths qui se posa sur son bureau.
A côté de lui, Laetitia ne regarda même pas sa note. Elle ne regardait rien. Ce qui était inquiétant.
-Ça va ? Demanda Odd.
-Pas vraiment. Je t’expliquerais plus tard, si tu veux.
DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING !
Ah ! Enfin la pause déjeuner tant attendue ! Odd remplit son plateau et se dirigea vers la table où étaient assis ses amis. Il s’installa à côté d’Ulrich – en face de Laetitia.
-Laetitia, tu es sûre que ça va ? S’inquiéta Yumi.
-Hein ? Oui… enfin non…
-T’as un problème ?
-Un gros. Ma mère risque d’aller en prison.
Odd faillit s’étrangler. EN PRISON ?
-Elle est partie un mois au Japon pour son travail, Expliqua Laetitia. Et comme elle est journaliste, elle a fait un reportage sur un camp militaire. Et maintenant, on l’accuse d’espionnage. Elle a pleins de procès, elle ne peut plus continuer de travailler, et du coup, elle ne peut plus m’envoyer de l’argent pour tenir la maison et m’occuper de Kevin et Lilian.
Maintenant, Odd se rendit compte de la situation ; Laetitia allait vivre

Kyanu
10/08/06 à 23:04
Laetitia le raccompagna jusqu’à la porte, l’embrassa sur la joue et Odd repartit au collège. Le lendemain, Laetitia arriva en retard.
-Je sais pas ce qui s’est passé, Expliqua-t-elle à ses amis, essoufflée. Quelqu’un a dû publier mon adresse ou un truc comme ça. Un journaliste a essayé de me poser des questions sur ma « Vie d’adulte ». C’est vraiment chiant. Maintenant, faut que je vive cachée.
-Qu’est-ce que tu vas faire ? Demanda Yumi.
-Je vais « pirater » un peu les dossiers qui me concernent : je leur ferais croire que j’habite chez ma tante en donnant son adresse. Mon courrier ira là-bas et j’irais le chercher régulièrement ; c’est pas loin. Ma tante va signer un truc pour obtenir un droit de ch’ais pas quoi pour que son adresse soit acceptée dans mon dossier et qu’elle puisse avoir le titre de tuteur ou un truc comme ça parce que normalement je dois vivre avec un adulte parce que je suis pas majeure, etc. Vous me suivez ?
-Oui, je crois, Répondit Ulrich.
-Euh… pas trop, Ajouta Odd.
-Bon, Reprit Laetitia, je vais être plus claire : je n’ai pas le droit de vivre dans la maison s’il n’y a pas d’adulte parce que je suis mineure. Sauf qu’aucun adulte ne peut venir chez moi ou me recevoir chez lui.
-Et Isa ?
-Une seconde, je t’expliquerai. Donc, ma tante va signer un truc pour noter son adresse dans mon dossier. Comme ça, on croira que j’habite chez elle alors qu’en vérité, j’habite toujours dans la « Palacidelle ».
-Ah, oui !
-Maintenant, je vais t’expliquer pourquoi l’adresse de ma tante est la seule qui soit acceptée : tout simplement parce que c’est la seule que Maman a noté dans son testament. Les autres sont dans celui de mon père, mais il n’est pas mon tuteur officiel, alors ça compte pas. Maman ne peut pas rajouter les adresse qui son dans le testament de mon père dans son testament à elle parce qu’elle a des blêmes avec la justice ou alors parce qu’elle est coincée dans un pays étranger, j’ai pas très bien saisit. Euh… tu suis ?
-Ouais. Dis, faut s’y connaître, avec tout ça.
-Boh, ça va, y’a plus compliqué.
DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING !
Ce soir, en rentrant chez elle, Yumi trouva ses parents installés dans le salon en regardant « Envoyé Spécial ». Elle s’arrêta net en entendant le présentateur annoncer un reportage sur les enfants mères. Elle s’assit sur l’accoudoir du canapé. Ils présentèrent deux jeunes indiennes de quatorze ans mères de trois enfants, puis Yumi faillit s’étrangler :
« Un journaliste a été envoyé pour questionner une demi enfant mère de France, en région parisienne. La jeune fille, Laetitia Coluzzi, vit seule dans une maison tout près du collège Kadik et s’occupe de son frère et de sa sœur. Hier soir, elle a bien voulu répondre à quelques questions. »
Laetitia apparu en gros plan sur l’écran de télé, l’air agacé.
« Si je répond à vos questions, c’est bien pour vous faire plaisir ! » Grogna-t-elle.
« Comment êtes-vous arrivé à cette situation ? » Demanda une voix.
« Parce que ma mère a eu des problèmes et elle ne peut pas rentrer. Je n’en dis pas plus. »
« Et votre père ? »
« Il habite en Espagne. On s’arrête là avec la famille. Si je réponds à des questions pour votre « Machin Spécial », c’est uniquement sur moi et pas sur ma famille. »
« Quelle impression cela vous fait de vivre comme ça dans un pays si évolué ? »
« Ben j’aime bien, ça donne l’impression de grandir, qu’est-ce que vous voulez que je dise d’autre ? »
« Allez-vous en rester là ? »
« Bien sûr que non ! Je vais aller habiter chez ma tante et ne me demandez pas son adresse elle n’appréciera pas. »
« Et les petits, ils en pensent quoi ? »
« Ben je sais pas. Je vous permet de poser quelques questions à mon frère dans l’anonymat total, mais je vous interdit de toucher à ma sœur, capiche ? »
Laetitia disparu de l’écran et un petit arçon au visage flou prit sa place. Yumi devina qu’il s’agissait de Kevin.
« Je pense que Laetitia s’occupe très bien de nous, Dit-il d’une voix robotique. Ça me rend un peu triste qu’elle a des ennuis avec la justice pour ça. Mais je ne me rend pas compte de ce qui se passe vraiment. »
« Maintenant, j’aimerais que vous nous laissiez tranquilles, Reprit Laetitia en surgissant derrière. Ces deux-là n’ont rien à voir dans l’histoire et je n’aime pas trop parler de ma vie privée devant des millions de gens et surtout de ce genre de situation. J’ai assez de problèmes comme ça. J’espère que vous avez eu les réponses que vous voulez. Ciao. »
Le présentateur réapparu çà l’écran et annonça :
« C’est sur ce regard farouche et cette attitude agressive que nous terminons ce chapitre sur les tourments des jeunes filles à qui la vie a confié un rôle prématuré ; celui d’élever des enfants. Maintenant, nous allons passer à un reportage sur les greffes de cheveux. »
Yumi se leva et monta dans sa chambre. De son côté, Jeremy, qui avait entreprit d’enregistrer l’émission sur DVD grâce à son ordinateur, appela Odd et Ulrich pour leur montrer la séquence qui parlait de leur amie. Perplexe, Odd se dit que Laetitia allait avoir du mal à se sortir de cette galère.

RETROUVAILLES (Oui, ça, on sait), (10ème partie)
Marco

Quinze jours passèrent. Un matin, Laetitia se leva – comme d’habitude – de bonne humeur. Comme d’habitude, elle retrouva ses amis au collège après avoir emmené Kevin et Lilian à leurs écoles respectives, et comme d’habitude, bien sûr, elle rentra en classe en blaguant avec Odd. Le principal, comme il le fait quelques fois pour annoncer un truc, entra dans la classe et déclara :
-Chers élèves, cette année, nous allons accueillir dans un mois la journée parents. Le programme démarre à quatorze heures trente, où aura lieu une visite guidée pour les parents, les frères et sœurs, ou tout autres invités qui ne sont pas du collège. Ensuite, ce sera quartier libre pour tout le monde. A dix-sept heures nous nous réunirons pour un spectacle organisé par l’élève choisit. Une fois le spectacle fini, les élèves auront le temps de se changer pour la boum qui sera ouverte à vingt heures. Vous pourrez inviter les personnes que vous voudrez, famille ou pas. Evidemment, il n’y aura pas cours pendant la matinée.
Des cris de joie retentirent. Le principal les coupa :
-Hem ! Excusez-moi, j’ai oublié de vous présenter Marco, un nouvel élève qui nous vient d’Espagne.
Un garçon de treize ans et demi apparu dans l’entrée. Il avait une natte blonde longue jusqu’au milieu du dos, des yeux bruns brillants et un ensemble noir avec un gilet un peu gothique sur un débardeur et un pantalon avec une chaîne en guise de ceinture. Quand Laetitia le vit, elle ouvrit des yeux ronds et un sourire se dessina sur son visage. Après avoir lancé un « Salut » à la classe, le nouveau s’avança dans les rangs et s’assit derrière Laetitia en la regardant comme s’il la connaissait.
-Dernière chose, Reprit le principal. Vous pourrez voter pour l’organisateur du spectacle pendant les interclasses dans le réfectoire. L’élève choisit doit avoir un sens artistique assez développé et un bon goût pour la musique, les décors, etc. Le vidage des votes se fera ce soir. Bonne journée.
-Bien, Dit Mme Hertz avant de commencer le cours.
Pendant la récréation, Marco aborda Laetitia avec un gentil sourire :
-Laetitia ! C’est toi ? La fille du prof de gym de Guarriga ?
-Non, sa nièce. Et toi, t’es Marco, le… frère… pardon, le cousin du nouveau surveillant ?
-Ouais, c’est ça.
-Ouah ! Ch’uis trop contente de te revoir !
-Moi aussi.
-Ah, j’allais oublier…
Laetitia présenta Marco à ses amis.
DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING !
DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING !
-Bon, ben moi je vais voter, Annonça Yumi en se dirigeant vers l’espèce de boîte aux lettres avec un papier à la main.
-Tu votes pour qui ? Voulu savoir Odd.
-Eh ! Ce sont des choses qui ne se disent pas.
Et, discrètement, elle désigna Laetitia qui blaguait avec Marco à l’autre bout du réfectoire. Laetitia revint en souriant avec son plateau et s’installa à côté de Odd qui lui demanda :
-Tu le connais ?
-Marco ? Ouais, c’est un pote d’Espagne. On était les seuls du collège à parler français.
Au dernier cour, le principal entra dans la classe et annonça l’élève choisit :
-L’élève choisit est… Laetitia Coluzzi.
Laetitia failli bondir de sa chaise.
-Qui, moi ? Fit-elle.
En rentrant chez elle avec Kevin et Lilian, elle réfléchit pendant une demi-heure à ce qu’elle allait faire. Elle fit quelques croquis pour les décors et les costumes, tapa brièvement l’histoire à l’ordinateur, l’imprima, scanna et photocopia ses croquis puis fila chez Isabelle avec le tout.
-Coucou, Isa. Est-ce que Dédé est là ?
Dédé est le père d’Isabelle (mais son vrai nom, c’est André).
-Oui, Répondit Isabelle.
-Et il reste combien de temps ?
-Deux mois si tout se passe bien.
-Super. Je peux le voir ?
-Tu es bien pressée.
-Oui, j’ai été choisie pour faire un spectacle dans un mois.
-Eh bien faut faire vite ! Entre.
Elles s’installèrent dans le salon avec Dédé.
-Alors, raconte-nous de quoi ça parle, Dit Dédé.
-Eh bien c’est l’histoire d’une fille qui se retrouve dans une sorte de monde bizarre avec des créatures un peu fantastiques. C’est pas très révolutionnaire, mais c’est niveau collège.
-Si tu fais de beaux trucs, ça risque de plaire.
-Voilà, j’ai fait quelques trucs rapidement, qu’est-ce que vous en pensez ?
-C’est pas mal.
Laetitia passa une heure en compagnie de Dédé et Isabelle à façonner ses croquis, à gommer, à rajouter, à trouver des idées, puis quand tout fut bien prêt, elle laissa Isabelle s’occuper des costumes et Dédé, qui peint super bien, préparer les décors. Ainsi, deux semaines passèrent. Laetitia avait trouvé les acteurs que Yumi aidait pour vaincre le trac et trouver la force de la voix et des émotions. Enfin, pleins de trucs comme ça. Les répétitions se passaient bien, et à la troisième semaine, la spectacle fut presque prêt. Laetitia passait régulièrement chez Isabelle pour voir où ils en étaient et donner son avis. Le jour J arriva doucement, laissant le temps à chacun de souffler assez et de travailler dans la bonne humeur. Laetitia utilisait son plateau « Top Mix » pour créer la musique. Enfin elle arriva au collège à quatorze heures trente avec Lilian, Kevin qui furent accueillis par la bande, et Lisa, qui blaguait avec les parents de Yumi. En croisant Jim, Kevin demanda :
-Qui est-ce ?
-C’est Jim, Répondit Jeremy.
-Le prof de Gym, Ajouta Laetitia.
-Comme le dit son nom ! Ironisa Yumi.
-Au fait où est Lilian ?
-Mylie et Tamia l’ont emmené faire un tour dans le parc.
-Oki.
L’heure du spectacle arriva. Les acteurs étaient prêts, costumés, le décor en place et les chaises remplies. La petite bande s’aligna au troisième rang : Aelita (eh oui, elle était là !), Jeremy, Ulrich, Odd, Kevin, Lisa, Lilian sur les genoux de Yumi, Mylie et Tamia, qui ne pouvaient pas se passer de chouchouter Lilian. Le spectacle commença par une musique vibrante et éclatante comme celles de Nâdya, pour terminer avec une autre, cette fois-ci mélodieuse et émouvante. Dans les coulisses, Laetitia regardait avec contentement les acteurs prendre en compte les cours de théâtre qu’elle leur avait donné. A six heures et demi, le rideau se baissa sur une ligne de créatures aux fourrures dorées ou argentées avec des yeux bleus ou verts et des regards brillants. Des griffes, des dents, des loups blancs, noirs, des tigres dorés, des anges aux ailes de bronze et tout un univers magique éclairé de douces lumières fantastiques. Des guerrières en armures avec des oreilles d’elfes, les regards bienveillants des nymphes en petites tenues, les coups de sabre des combattantes qui exécutent des acrobaties dans une musique brute et éclatante…
Moi, j’aurai les larmes aux yeux. Pour mieux vous rendre compte, imaginez un désert, la nuit, à la pleine lune, puis deux femmes avec chacune une jupe blanche, un soutif en métal, des yeux blancs brillants, des oreilles longues et pointues, et un sabre. Elles se battent avec leurs sabres, la nuit, leurs cheveux volants de tous les côtés, leurs regards féroces, leurs acrobaties, et tout ça sur une musique de Nâdya. Ça vous fait quoi, comme impression ? Bon revenons à l’histoire :
Quand Laetitia revint voir ses amis, elle avait les larmes aux yeux. Visiblement, elle était contente de ce qu’elle avait fait. Après avoir reçut les compliments des élèves, des profs, et même du principal, elle attendit que Odd et Ulrich finissent de s’habiller pour la boum (elle avait déposé ses affaires dans leur chambre pour gagner du temps). Puis elle se prépara à son tour. Quand elle redescendit l’escalier, Odd retint un cri d’admiration. Elle s’était fait un jeu de superpositions avec des foulards indiens et un paréo « Arc en ciel » retombants sur une paire de ballerines asiatiques ornées de fleurs et de petits motifs japonais. Elle s’était fait une coiffure un peu « irrégulière » avec une natte à gauche, des perles le long de deux mèches à droite, une pince par ci, une fleur par là, et une demi-queue pour couronner le tout. Elle n’avait pas de maquillage, mais une fine couche de vernis à ongle couleur nacre bleuté, des bracelets indiens bleus et dorés et une paire de boucles d’oreilles représentant chacune trois fleurs bleues en colonne sur un fil de fer autour duquel un bande de crépon vert a été enroulée. Les boucles d’oreilles ont sûrement été fabriquées par Laetitia. Elle rejoint ses amis dans la salle des fêtes. Marco tournait autour de Laetitia, ce qui, bizarrement, ne plaisait pas trop à Odd. Laetitia accorda un slow à Marco, puis un à Odd. Mais elle n’en voulait pas plus. Elle préférait de toutes façons les musiques qui bougent. Elle dansait super bien et rigolait en même temps. Il y avait une bonne ambiance. Laetitia prit Aelita par la main pour l’entraîner sur la piste de danse. Elle l’encourageait à danser, et quelques minutes plus tard, la belle humanoïde tourbillonnait sous les lumières multicolores, ignorant les passants qu’elle heurtait au passage… un peu comme Laetitia, quoi. Les deux filles faisaient penser à des nymphes de pavanant dans une atmosphère magique. Laetitia semblait infatigable. Elle s’arrêtait deux minutes, le temps de prendre un verre et de bavarder un peu, puis se relançait sur des rythmes déchaînés. Et pendant les slows, elle discutait avec Odd et Marco tout en suivant du coin de l’œil les deux couples de danseurs les plus attendrissants : Jeremy/Aelita et Ulrich/Yumi. Ces quatre-là avaient chacun trouvé le courage de faire le premier pas. Odd et Marco aussi l’avaient fait, pour la même fille, bien entendu, (c’est malin, ça) mais cette fille n’est pas du genre à s’en occuper, du premier pas. Elle n’avait aucun premier pas à faire, Laetitia… les pauvres… Odd se contenta de discuter pendant que Marco abordait Emily.
Voilà la leçon qu’il faut en tirer. Avec Laetitia Coluzzi, si vous espérez connaître une belle histoire, vous allez souffrir…
A la fin du bal, Laetitia fit la bise à Odd, puis à Marco, puis à Yumi, salua Ulrich et Jeremy et rentra chez elle avec Kevin et Lilian. Les voir marcher tout les trois côte à côte, de loin, ça fout un peu le blouse… c’est bizarre… remarquez, c’est peut-être moi qui suis bizarre. Pourtant…

Clem
22/08/06 à 16:22
Et bien, je viens de finir de lire ton histoire, effectivement très longue, mais on ne s'ennuie pas, même en lisant d'une traite ^-^

Que dire dessus?
Sur ta manière d'écrire, je n'ai rien à dire parce que tout est très clair, bien écrit :D
Personnellement, je trouve dommage que tu ne t'attardes pas sur certains passages en particulier: par exemple, l'attaque de Saïd, on ne sait pas qui c'est, pourquoi il est là, pourquoi il agresse tout de suite Laetitia (alors qu'il a du faire le trajet d'Espagne quand meme pour la retrouver ;) )

Ensuite, je regrette aussi que tous les personnages passent totalement à la trappe: il reste Yumi qui fait quelques apparitions rapides.
Tout le reste est centré sur Laetitia, sa famille et Odd. C'est une bonne idée mais à force, je trouve que cela devient lassant de ne savoir absolument pas ce que font les autres.

J'ai vraiment beaucoup aimé l'attaque multiple de XANA: très bonne idée :D

A ce que j'ai compris, il y a une suite, donc bon courage pour son écriture

Xiahdeh
07/10/06 à 23:49
"Kyanu - 27 septembre 2006" a écrit :
hum!
ahem!
hem!
mh...
eh bin...
dsl, mais ya eu un tit blême et... la suite a été effacée de l'ordi...
faut que je recommence tout, alors bon, souhaitez-moi bonne chance et ne vous affolez pas, je n'ai pas encore abandonné mon fic.
si vous voulez voir la suite, revenez dans deux o trois jours, peut-être que j'aurais fini par publier quelques parties de plus!


"Kyanu - 7 octobre 2006" a écrit :
voilou la suite!
désolée pour le retard... :D
bon, pour les nouveaux lecteurs de mon fic, je vous conseille d'abord d'aller lire la rubrique RETROUVAILLES(10 parties) sinon vous n'allez pas comprendre l'histoire.
aller, gros bisous à tous et lachez vos coms!!

RETROUVAILLES
11e partie
La dispute

Hum!
Voilà, après avoir lu avec attention le seul message qui a été posté disant que je ne m’attardais pas assez sur les autres personnages, j’ai décidé d’écrire une partie uniquement dédiée à Ulrich, Jeremy, Aelita et Yumi.
Et, une dernière fois, excusez-moi pour ce petit oubli; ma prof de français m’a souvent fait remarquer que j’ai tendance à m’éloigner du sujet…

Jeremy soupira.
-Qu’est-ce qu’il y a encore? Fit Yumi en se laissant tomber assise sur le lit.
-J’ai encore perdu le programme de matérialisation.
-Manquait plus que ça, Marmonna Ulrich qui s’était replongé dans le bouquin assommant sur Einstein.
-Comment ça, « manquait plus que ça »?
-T’as déjà perdu deux fois le programme de parabole, cinq fois le truc « d’alerte attaque », trois fois le mode d’emploi d’installation de mémoire, quatre fois l’anti-virus super méga ultra efficace, sans parler de ceux que t’as toujours pas retrouvé comme, le programme pour contrôler satellite d’espionnage de Suisse ou un truc comme ça, la Webcam avec un appareil photo numérique, et l’internet illimité à partir d’une canette de soda posée dans un scanner. Ah oui, et j’oubliais…
-Bon, ça va, on a compris. Au fait, les autres, ils font quoi?
-Odd et Laetitia? Fit Aelita en apparaissant à l’écran.
-Odd m’a dit qu’ils étaient allés faire un tour au circuit de BMX, Répondit Ulrich en tournant une page avec négligence (il manqua même de la déchirer).
-Ça ne m’étonne pas d’eux! Avoua Yumi en riant.
-Je l’ai retrouvé! S’écria joyeusement Jeremy.
-De quoi?
-Ben le programme de matérialisation.
-Super, Fit Ulrich avec un demi-sourire. Maintenant, il ne te reste plus qu’à retrouver la Webcam, la bonne canette de soda…
-T’as fini, oui?
Jeremy se leva et sortit de la chambre en annonçant:
-Je vais prendre l’air.
-Bravo, Ulrich, Fit Yumi. T’es de plus en plus amical, en ce moment.
-Ah bon, toi aussi, tu vas t’y mettre?
-Pourquoi tu es aussi agressif?
-Arrête, je suis pas plus agressif que d’habitude.
-C’est ce que tu crois.
-Oui, bien sûr.
-Bon, je m’en vais.
Sur ce, elle se leva et sortit dans le couloir. Ulrich soupira et en fit autant quelques minutes plus tard. Alors qu’il longeait le couloir pour sortir prendre l’air, il croisa Yumi… en compagnie de William. En passant, il ne pu s’empêcher de bousculer ce dernier.
-Eh! S’écria William. Ça va pas, non?
-Désolé, Grommela Ulrich sans s’arrêter. Je t’avais pas vu.
-Non, mais il se prend pour qui, celui-là?
-Laisse, Coupa Yumi. Il est de mauvais poil, en ce moment.
Elle ne défendait pas Ulrich. Cela se voyait dans la froideur de sa voix. Elle ne lui jeta même pas un coup d’œil en sa direction. Ulrich sentit quelque chose se fissurer en lui. Il dévala l’escalier, se cognant çà et là contre les rampes et les élèves. Puis il sortit, soulagé de goûter au calme de la soirée. Il marcha quelques instants sous la clarté de la faible lune se levant à peine. Il traversa la cour assombrie et resta un instant immobile entre deux arbres. Il se força à faire le vide dans sa tête et, constatant qu’il n’y parvenait pas, il rentra se coucher.
-Eh Ulrich, Fit Odd en se rendant compte de sa mine sinistre, tu t’es encore disputé avec Jeremy?
Ulrich ne répondit pas. Il mit ses boules quièz et se coucha tout habillé.
-C’est ça, dors, Reprit Odd en éteignant la lumière. D’ailleurs… ouaaaaaaaaaaaaaaaah! Je devrais en faire autant!
Il se laissa tomber sur son lit et sombra dans un profond sommeil.

Voilà! Maintenant, vous savez où en sont Ulrich, Yumi et Jeremy! En ce qui concerne Aelita, elle s’est entre-temps liée d’amitié avec Emily et elle reste toute la journée avec elle. Bon, voilà, Jeremy se sent un peu abandonné. Surtout qu’il est encore assez fâché avec Ulrich; ils s’entendent de moins en moins en ce moment.
Sinon, je vais finir cette partie. J’espère que ça a un peu changé le train-train ronronnant du quotidien de mon fic (à l‘avenir, je promets de faire attention aux autres personnages)!